
Points principaux
- L’asservissement
- Les possessions matérielles
- Notre désir d’obtenir
- Une source de réconfort
- L’illimité
Question: «Je comprends que dans le troisième état de conscience [l’état de veille], nous sommes liés par les effets de nos actions et par nos possessions matérielles. Ma question est la suivante: les possessions matérielles, la propriété matérielle, la richesse, entravent-elles notre…»
Maharishi: «Permettez-moi de faire une remarque à ce stade de votre question: nous ne sommes jamais liés par les possessions matérielles. Nous sommes liés par l’ignorance de l’illimité. Tant que nous ne sommes pas conscients de l’illimité, nous sommes liés par tout.
Nous ne sommes pas liés par nos possessions matérielles. Les possessions matérielles ne nous lient pas. Ce qu’elles font, c’est nous libérer des tourments des désirs insatisfaits. Notre désir est d’obtenir ceci, cela et encore cela, et si nous ne les obtenons pas, nous nous sentons malheureux. Quoi que nous ayons, cela constitue un réconfort pour nous dans cette détresse. Les possessions matérielles ne sont pas un moyen d’asservissement. Au contraire, elles sont une source de réconfort dans notre faiblesse. Elles ne nous lient pas. Au contraire, elles sont une source de réconfort, de satisfaction, de bonheur, de joie et de paix.
Les possessions seront toujours une source de joie. C’est l’absence de possessions qui nous enchaîne dans le désir ardent de les obtenir. Comprenez-vous où je veux en venir? C’est quelque chose que nous ne possédons pas; c’est cette absence de possession qui nous enchaîne dans le désir de la posséder. Les possessions ne sont pas un carcan. Elles sont une source de joie et de bonheur.

Qu’est-ce que l’asservissement? Le manque de conscience de l’illimité. Cela signifie: l’ignorance, l’ignorance de notre nature illimitée, l’ignorance du fait que le Soi intérieur est illimité, éternel, infini, absolu, félicité. Le manque de connaissance à ce sujet est l’ignorance, et cette ignorance est un asservissement pour nous. Les biens matériels ne sont jamais une contrainte. Ils sont une source de bonheur.» – Université d’État de Humboldt, Arcata, États-Unis, août 1970
Questions (essayez de répondre à ces questions simplement et pour vous-même)
- Qu’entendons-nous généralement par «asservissement»?
- Avons-nous réellement choisi toutes nos possessions matérielles?
- D’où vient notre désir de posséder, et est-il toujours naturel?
- Le confort nous est-il indispensable dans la vie?
- Pourquoi l’expérience de l’illimité réconcilie-t-elle le dilemme des possessions matérielles?
| «Si nous sommes asservis, il est évident que nous sommes limité dans nos faits et gestes. Cette dépendance nous contraint à un style de vie pour le moins peu épanouissant, d’où la célèbre expression: «métro, boulot, dodo.» Notre désir d’améliorer nos conditions de vie nous pousse à acquérir des biens matériels pour accroître notre confort mais aussi gagner du temps, car comme le dit le dicton: «le temps, c’est de l’argent.» Malgré tout, ce serait nous mentir que de dire que nous sommes pleinement satisfaits. Les limites matérielles restent bel et bien des limites et nous pouvons sentir un appel intérieur à expérimenter l’autre aspect de notre condition humaine: l’illimité, notre propre Soi, toujours libre et source de félicité. Là réside l’art de mettre fin au dilemme des possessions matérielles: la joie de jouir simultanément de l’illimité et des limites.» – Frédéric, Uedem, le 25.10.2026 |
