L’importance de lire la Littérature Védique en Sanskrit

La lecture du Sanskrit pour accélérer la croissance du potentiel humain, dans la Science Védique de Maharishi Mahesh Yogi

La Science Védique de Maharishi Mahesh Yogi offre un programme d’écoute et de lecture du Veda et de la Littérature Védique dans le contexte de la pratique de la technique de Méditation Transcendantale. Maharishi offre une unique et très complète compréhension de l’origine, de la nature et de la signification de la Littérature Védique, qui n’est pas localisée dans les livres, mais dans le domaine illimité de l’intelligence, la pure conscience, qui est à la base de l’univers physique. Ce domaine n’est pas seulement le fondement de toutes les formes et les phénomènes, mais est aussi la forme la plus simple de la conscience humaine, disponible à travers la technique de la Méditation Transcendantale.

Maharishi explique que la pure conscience se meut en elle-même, s’exprimant elle-même comme les sons non-manifestés qui constituent les lois de la nature, qui créent et administrent l’univers. Ces sons sont enregistrés dans les textes de la Littérature Védique. Le professeur Tony Nader, grand médecin, a récemment découvert que les textes de la Littérature Védique peuvent être corrélés aux différents aspects de la physiologie humaine, à la fois dans la structure et la fonction. Quand ces textes sont lus avec une prononciation correcte par les individus qui pratiquent la technique de Méditation Transcendantale, les impulsions les plus fondamentales de la Loi Naturelle, enregistrées dans la Littérature Védique, sont animées dans l’esprit, le corps et l’environnement, apportant le progrès vers la croissance des états supérieurs de conscience.

Maharishi se réfère à cet état intégré de ‘connaissance totale’ comme la conscience d’unité. Elle est décrite dans la littérature védique comme Brāhmī Chetanā, la conscience de la totalité. Toute chose est auto-contenue (self-contained). La réalité des objets est perçue en termes de la réalité du sujet. Les différences demeurent, mais elles sont secondaire à l’harmonie sous-jacente (underlying) qui les unie.

Selon la Science Védique de Maharishi, la pure conscience, le fondement et la source de toute connaissance, s’écoule au travers de la structure et de la séquence du Veda et de la littérature védique. Lire la littérature védique en Sanskrit, donc, est l’étude de la conscience autoréférente comme elle se meut. Le terme ‘autoréférence’ signifie que la connaissance se réfère toujours à sa source, laquelle est elle-même. De cette manière, elle n’est jamais hors d’elle-même. Il y a de nombreuses expressions dans la littérature védique qui décrivent cette nature autoréférente, telle que la suivante venant des Yoga Sūtras de Maharishi Patañjali:

Vritti sārūpyam itah atra Yoga Sūtras 1.4 

Les résonances du Soi émergent d’ici [l’état autoréférent] et restent ici [dans l’état autoréférent]

Maharishi a décrit comment les diverses branches de la littérature védique représentent les qualités spécifiques de la totalité non-spécifique qui constitue le domaine de la conscience.

Selon Maharishi, le Veda est disponible à l’intérieur de notre propre conscience. Le Veda est l’impulsion de conscience, et en écoutant ou en lisant le son du Veda (Śruti), on peut l’éveiller dans notre propre conscience et réaliser le pouvoir d’organisation de la pure connaissance en nous-même.

Maharishi a clairement mis l’attention sur la qualité de son de la littérature védique plutôt que sur la signification.

Le Veda est l’impulsion de notre propre conscience, aussi il peut être observé par l’observateur, le Soi. Quand le Veda est observé, alors il n’est pas impliqué avec l’observateur – l’observateur, le Soi, en est séparé. Mais quand l’ensemble du Veda est complètement et pleinement éveillé dans notre conscience, alors c’est vedo’ham – ‘Je suis le Veda’, et c’est le Vedānta – l’éveil (awakening) qui nous identifie nous-même avec le Veda.

La connexion entre le Veda et nous-même est éveillée lorsque l’on lit la littérature védique. C’est le point central de cette introduction – observer les effets de la lecture de la littérature védique sur nous-même. Maharishi décrit la connexion entre l’étudiant et le texte qu’il lit: «… peu importe quel aspect de la littérature védique l’étudiant lit, en lui, il se lit lui-même; peu importe ce qu’il voit, en lui, il se voit lui-même; il est capable de prendre n’importe quel Sūtra (verset) ou phrase et en eux, il se retrouve lui-même.

La valeur principale de lire la littérature védique, comme Maharishi l’a expliqué, est d’animer les impulsions fondamentales du Veda dans notre conscience et d’aider à promouvoir la croissance des états supérieurs de conscience. 

Nous le savons tous que chaque état de conscience a un état correspondant de physiologie. La croissance des états supérieurs est possible seulement lorsque le stress et autres déséquilibres qui restreignent la capacité de la physiologie à supporter les états supérieurs de conscience sont éliminés.

Maharaja (2000) a décrit les effets sur le corps de lire la littérature védique en Sanskrit: «La structure des diverses branches du Veda et de la littérature védique correspond à des structures spécifiques dans la physiologie. Il est donc raisonnable de conclure, comme Maharishi l’explique, que la récitation des sons de la littérature védique dans leur séquence correcte résonnera avec la même structure anatomique à laquelle ils correspondent. Leur séquence spécifique animera aussi une séquence spécifique d’activité neuronale, physiologique. Ceci induira la physiologie à fonctionner selon sa conception originale et parfaite. Toutes imperfections sous la forme de blocages, de stress, de manque ou d’excès d’activité, ou de connexions anormales entre divers composants de la physiologie, seront transformées en lisant l’aspect spécifique du Veda et de la littérature védique qui correspond à cette zone de la physiologie qui est dysfonctionnelle.»

Les sons du Veda et les effets qu’ils produisent dans le corps viennent du pure langage dans lequel ils sont exprimés. Selon Maharishi: «Le langage védique est le langage absolu de la Loi Naturelle, lequel promeut l’ordre absolu dans l’univers toujours en évolution. Le langage du Sanskrit est le langage parlé le plus proche du langage védique.»

Le Sanskrit a depuis longtemps été reconnu comme un ‘pur dialecte’, un langage conçu entièrement à partir de lui-même et non comme un dérivatif d’un autre langage. Le mot ‘Sanskrita’ signifie purifié ou raffiné.

Au-delà de l’analyse technique du Sanskrit se trouve un langage merveilleusement conçu qui rend justice à la pure essence de la littérature védique. Pour ceux qui s’aventure à apprendre même les sons de base que constituent l’alphabet, une expérience joyeuse les attend. Ouvrir sa conscience aux sons primordiaux de la nature qui furent perçus directement par les anciens Ṛśis, crée une connexion au pouvoir d’organisation de la Loi Naturelle. 

Lire la littérature védique en Sanskrit offre une continuité de la même expérience naturelle que  durant la pratique de la Méditation Transcendantale – un flot sans effort de la pensée. Pour produire l’effet maximum dans la physiologie, il est fortement recommandé de lire en Devanāgarī.

Cette présentation au Sanskrit est conçue pour ouvrir la porte à la riche littérature spirituelle de l’Inde. Ce guide d’auto-enseignement* présente la prononciation du Sanskrit, la grammaire et le vocabulaire dans des étapes simples et systématiques, permettant aux étudiants de maîtriser facilement les fondamentaux de ce langage enchanteur. Le texte doucement mène le débutant à travers des petites étapes avec des explications claires et concises. Chaque leçon inclut l’instruction dans l’alphabet, la grammaire et le vocabulaire avec de simples exercices pratiques à la fin. Également inclus est une lecture de la Bhagavad-Gītā et des citations en Sanskrit venant du Ṛk Saṃhitā, des Upaniṣads, des Yoga Sūtras, des Brahma Sūtra et du Manu Smṛti.

La Méditation Transcendantale est un moyen naturelle et systématique d’amener l’esprit à son état de moindre excitation où les subtiles vibrations de la conscience qui constituent le Veda sont éveillées. Le résultat est que la pensée, la parole et le comportement individuel deviennent plus en phase avec l’ordre inhérent dans le fonctionnement de la nature. Selon Maharishi ceci s’étend de manière similaire à la lecture de la littérature védique en séquence: «Quand le texte védique est correctement prononcé dans sa séquence correcte, il stimule tous les éléments de la physiologie cérébrale à être pleinement alerte et à fonctionner holistiquement d’une manière cohérente et ordonnée.»

La séquence est importante parce qu’elle aligne le cerveau avec la direction évolutive de la Loi Naturelle qui est présent dans la structure se déployant naturellement de la littérature védique elle-même. Tout comme l’expression totale du Ṛk Veda est contenue en ‘A’, le commencement de chaque texte de la littérature védique contient la totalité de cette valeur particulière de connaissance dans une forme compacte. À partir de là, le texte se déploie dans une séquence parfaite à mesure que la connaissance se déroule elle-même. La fin de chaque texte contient la valeur complètement déroulée de la connaissance qui est exprimée comme sa valeur de point. La lecture du texte du début jusqu’à la fin incorpore l’étendue entière de la connaissance – de la totalité à son point – dans notre propre physiologie cérébrale. Sur le niveau de notre conscience, elle crée une conscience simultanée de silence (entièreté, totalité) et dynamisme (valeur de point). Cette coexistence des valeurs opposées, est la base du fonctionnement intégré de l’esprit dans les états supérieurs de conscience.

L’Expérience du Texte de la Loi Naturelle

Conférence de presse mondiale du 08.02.2006

Dr Hagelin: «Merci beaucoup, Maharishi. La question suivante concerne ce que Maharishi a dit la semaine dernière à propos du Veda et de la Littérature Védique en tant que texte de la Loi Naturelle Totale, la Constitution de l’Univers. Maharishi a dit que par la Méditation Transcendantale, le texte de la Loi Naturelle Totale peut être rendu consciemment vivant dans l’esprit individuel. L’auteur de la question comprend que la méditation amène l’esprit dans le domaine du silence, et croit savoir ce qu’est cette expérience. Cependant, il ne pense pas avoir fait l’expérience du texte de la Loi Naturelle Totale dans ce silence. Comment et quand le texte de la Loi Naturelle Totale apparaît-il dans la conscience humaine? À quoi ressemble cette expérience? Quelle est la valeur pratique, dans la vie quotidienne, de l’expérience du texte de la Loi Naturelle Totale?»

Maharishi: «Vous devez pratiquer les techniques avancées de la Méditation Transcendantale. En pratiquant ces techniques avancées, vous ferez l’expérience de la Loi Naturelle Totale, où il y a deux valeurs contradictoires – positive et négative, constructive et destructive, qui s’effondrent et émergent. Vous verrez les deux simultanément, la conscience étant d’un côté le langage en termes de sons, et de l’autre côté, elle est en termes de physiologie. Vous verrez alors comment la physiologie résulte du domaine de la conscience. C’est une expérience; c’est une expérience.

«Si vous pratiquez les techniques avancées du Vol Yogique et le programme de MT-Sidhi, vous ferez l’expérience que lorsque l’esprit devient progressivement plus capable d’une perception raffinée, à ce niveau, vous serez capable de voir: “Oui, ceci est positif, ceci est négatif; ceci s’effondre, ceci émerge – deux valeurs différentes. Ceci est le silence, ceci est le dynamisme.” C’est une expérience; c’est une expérience; c’est une expérience.

«Vous verrez alors qu’est-ce que le son du Veda, et qu’est-ce que le vide entre deux sons – le mot et le vide, et le mot et le vide. Voilà ce qu’est le flot du Veda. C’est une expérience à votre propre niveau de conscience.

«Et que ressentirez-vous là? Vous ressentirez ces agences que l’on appelle les Devatās. Vous verrez les Devatās dans les mots du Veda, et vous verrez différents Devatās changer les mots du Veda dans les vides. Le secret des Devatās se trouve dans les vides. Le vide est ce que vous expérimentez dans la Conscience Transcendantale.

«C’est pourquoi le Veda dit que dans ce domaine de l’effondrement, à l’intérieur du vide, se trouve le Devatā, qui fait le flot abstrait non-manifesté. Le flot non-manifesté est la façon dont le vide s’écoule d’un côté à l’autre. Puis le flot transforme le mot initial dans le mot suivant.

«Qui le fait s’écouler? Il doit y avoir quelqu’un qui le fait s’écouler; et il doit y avoir quelqu’un qui peut commencer le flot, le maintenir et le terminer. Ce sont les agences, les instruments – les sortes de scientifiques – qui commencent le flot, maintiennent le flot, maintiennent le flot dans un ordre particulier, et ensuite terminent le flot. C’est le monde des Devatās. C’est le monde de ces agences qui maintiennent le dynamisme dans le domaine du silence.

«C’est un domaine de connaissance des plus agréables, des plus plaisants. C’est la connaissance Védique. C’est une expérience; c’est une expérience; c’est une expérience. Prenez ces formules que nous avons reçues de Guru Dev et que nous donnons au monde. Il y a quelques milliers d’enseignants des techniques avancées de la Méditation Transcendantale.

«Nous offrons cette expérience qui permet de reconnaître les sons védiques – ce que sont ces sons – et qui est à la base du son, le Devatā. Le son s’écoule quand il passe d’un point à l’autre, de l’un à l’autre, de l’un à l’autre. Puis, dans l’ordre, un autre Devatā prend le relais. Un Devatā va de là à là; l’autre va de là à là; l’autre va de là à là. Telle est la dynamique structurelle du langage Védique. Ce sont les dynamiques structurelles du domaine total de la connaissance qui est à la base de toute la création dans le domaine du non-manifesté.

«C’est la Science Védique – la connaissance de tout ce qui existe dans le domaine du non-manifesté. Il existe un monde de réalités abstraites dans le domaine transcendantal. Il y a un monde de cela, et ce monde est plus compétent et plus capable que notre monde qui est limité à la perception sensorielle.

«Notre monde de perception sensorielle est également régi par les Devatās. Les yeux ont leurs propres Devatās; les oreilles ont leurs propres Devatās. Il s’agit de les connaître, et de les connaître sur la base de leur valeur causale. Parce que cette connaissance n’est pas courante dans l’éducation, les gens ne savent pas ce qu’est la cause; ils se contentent de supposer ce qu’est l’effet. L’éducation devrait amener les gens à connaître les valeurs fondamentales de la transformation. Elles sont présentes dans la structure du Ṛk Veda, du Sāma Veda, du Yajur Veda et de l’Atharva Veda.

«C’est un monde en soi – un monde d’existence éternelle, de l’étendue infinie de la vie, des possibilités infinies. C’est à la base du non-manifesté; c’est le non-manifesté. L’expression Védique pour expliquer cela est: “Ṛco Akṣare Parame Vyoman, Yasmin Devā Adhi Viśve Niṣeduḥ” – “Ces Ṛcās, les lois de la nature, la Constitution de l’Univers, sont dans le domaine transcendantal. Là, dans le domaine transcendantal, réside le Veda.” Le mot est “réside” le Veda.

«Il ne s’agit pas d’une réalité conceptuelle, mais d’une réalité physique qui réside quelque part. Où réside-t-elle? Elle réside éternellement dans le domaine transcendantal, autoréférent, de la conscience. Ce n’est pas un concept, mais c’est un concept pour ceux qui ne savent pas. 

«Donc, nous sommes d’accord. Nous aimerions conclure, car je dois m’occuper du non-manifesté maintenant [rires]. Dr Hagelin, donnez-leur les nouvelles du jour et bénissez la presse mondiale.»

La Vie est Béatitude

On pourrait considérer l’explication de Maharishi ci-dessous comme un critère d’évaluation de notre progrès spirituel. Mais comme notre action est intimement liée à un environnement (karma collectif) plus ou moins évolutif, il serait difficile de faire la part des choses. 

“La vie est béatitude”, c’est ce qui est déclaré dans la littérature yogique, dans la Littérature Védique. Il est déclaré dans la littérature de l’action – comment agir. La Bhagavad-Gītā, qui est une partie de la Littérature Védique, prescrit une simple formule: Yogasthaḥ kuru karmāṇi – trois mots, Yogasthaḥ kuru karmāṇi – ayant atteint l’état de Yoga, ayant atteint l’état d’équilibre de l’esprit, accomplis action.

C’est la formule de l’action, comment agir. Amenez l’esprit à un état de profond silence, à un état de Samādhi. Amenez l’esprit où l’esprit est conscient à l’intérieur de lui-même, et alors accomplissez l’action. C’est la formule de l’action. C’est la formule de l’action où l’action est accomplit à travers le fait de désirer. C’est la façon de désirer pour l’action. C’est la façon d’accomplir l’action, dans le silence profond. Alors l’action sera immédiatement réalisée. Quelque soit ce que nous voulons, nous l’obtiendrons parce que nous promouvons l’action sur le niveau de l’intelligence autoréférente. Notre attention est sur ce niveau où toutes les possibilités sont claires – toutes les possibilités. Toutes les possibilités signifie toutes possibilités. Vous pouvez accomplir quoi que ce soit; vous pouvez accomplir quoi que ce soit.

C’est la culture fondamentale du domaine Védique, la culture Védique, la culture la plus ancienne du monde. Tous les gens sages à travers les âges ont cité, à partir de ce domaine de la culture Védique, simplement ce message de ces trois mots, Yogasthaḥ kuru karmāṇi, établis toi dans le Yoga, et alors, établis dans le Yoga – cela signifie établi dans l’harmonie, établi dans l’intelligence autoréférente – accomplis l’action. Et “accomplis l’action” signifie désirer quoi que ce soit. Désirer à partir de la source de toute action, désirer à partir du silence profond, désirer à partir de l’état d’Être. Ceci est la connaissance de la Loi Naturelle mise en pratique. – Maharishi Mahesh Yogi, Conférence de presse mondiale du 01.11.2006

La Bhagavad-Gītā et les problèmes fondamentaux dans la vie

Certainement que le texte ci-dessous, vous invitera à relire la Bhagavad-Gītā de Maharishi à la lumière des questions et réponses entre le Seigneur Krishna et Arjuna. Vous trouverez un lien en fin de texte.

Maharishi: … la Bhagavad-Gītā est une écriture qui parle de la vie entière – toutes les philosophies, toutes les voies de la vie, tous les grands détails du fonctionnement de tous les jours. Mais malheureusement, elle n’a pas été présentée dans sa pleine envergure. La Gītā a été, selon mes conclusions, très pauvrement interprétée jusqu’à maintenant.

La grande importance dans presque toute phase de la vie – j’ai découvert que j’aurai à écrire neuf commentaires sur la Gītā et le message sera pleinement mis en lumière. Il y a six systèmes de philosophie indienne – toute la Gītā, tout verset de celle-ci, peut-être interprété dans toutes ces six différentes manières, de façon que chaque système de philosophie soit enseigné par toute la Gītā – les six systèmes.

Ce sera six commentaires. Les mots sont si élaborés, la structure entière de la Gītā est si riche dans sa présentation, que nous pouvons en retirer, très légalement, très sincèrement nous pouvons en retirer ce que nous voulons. Ce seront les six commentaires pour faire ressortir les six systèmes de philosophie indienne.

Il y aura un septième commentaire, et qui parlera des seize questions. Arjuna expose au Seigneur Krishna, les seize problèmes fondamentaux de la vie. Tout le monde est confronté à des problèmes, ce problème ci, ce problème là. Tous les problèmes pourraient être divisés en seize problèmes principaux de la vie. Tous ces seize problèmes principaux ont été exprimés par Arjuna dans le premier chapitre.

Beaucoup de commentateurs n’ont pas du tout commenté le premier chapitre, pensant qu’il ne donne que les noms des guerriers qui sont assemblés sur le champ de bataille. Mais ce n’est pas les simples noms des guerriers. Le premier chapitre ne peut pas être dispensé comme ça. Quand nous négligeons le premier chapitre, alors nous passons à côté de ces problèmes fondamentaux de la vie auxquels répond toute la Bhagavad-Gītā.

Toute la Bhagavad-Gītā perçue à partir de ce point de vue des seize problèmes fondamentaux de la vie fournit une réponse à toute question en grand détail.

Maintenant considérons, comment les problèmes s’élèvent? Les problèmes s’élèvent seulement du fait de notre manque de plénitude de la situation. Nous sommes seulement capable de voir une chose et pas plus, et quelque soit, ce que nous ne voyons pas, présente le problème. Dans toute phase de problème, que ce soit dans les affaires ou à la maison, ou dans les relations, ou ailleurs – nous ne sommes pas capable de voir le problème entier, la situation entière, et c’est pourquoi cette aspect qui nous manque, présente un problème, ici, là et là.

Quelqu’un dit un mot et nous ne savons pas ce qu’il voulait dire de plus, il a été interrompu et il n’a pas pu le dire. Nous interprétons cela et alors ça commence à nous apporter beaucoup de problèmes. Tout problème est seulement dû à notre manque de plénitude de la situation, caché quelque part derrière le problème.

Le Seigneur Krishna dans sa réponse a présenté le domaine entier de la vie. Il fait savoir à Arjuna tout détail de tous les aspects de la vie – l’absolu et le relatif, et le divin, le divin signifie le pieux ou la vie appartenant aux anges, ou à l’homme et les différents mondes, toute la géographie, l’histoire entière et toutes les différentes espèces.

Alors, Arjuna eu une vision d’ensemble de la vie. Il pouvait voir la vision tout entière. Et alors, il put voir qu’il n’était pas si petit, et si minuscule, et si limité par le temps et l’espace, et ceci, et cela. Et il pouvait voir qu’il n’avait pas seulement à poursuivre le but de sa propre, unique vie individuelle, mais qu’il devait agir comme un instrument de ce qui conduisait l’évolution de la vie cosmique.

Et quand il vit cette grande vision de la vie, quand il vit cette grande vision du Seigneur de toute la création, il ne resta aucun problème, absolument aucun problème.

Les problèmes ne sont jamais résolus au niveau des problèmes. C’est le grand enseignement que la Bhagavad-Gītā nous donne. Les problèmes ne sont pas résolus au niveau des problèmes. L’obscurité ne peut pas être résolue au niveau de l’obscurité. Si vous voulez dissiper l’obscurité, nous ne pouvons pas dissiper l’obscurité en essayant de dissiper l’obscurité.

Nous essayons de dissiper l’obscurité, en arrachant d’une porte ceci ou cela, comment pouvons-nous la faire sortir? Pour dissiper l’obscurité, pour résoudre le problème de l’obscurité, il faut amener la lumière. L’illumination, la connaissance, est la solution à tous les problèmes de la vie. Et la connaissance de quoi? La connaissance de la réalité. La réalité signifie la connaissance de la vie. La connaissance de ce que je suis. La connaissance de tout ce qui est. La connaissance de la réalité.

Qu’est-ce que la réalité? La réalité est ceci et cela. Et la réalité est ceci et cela, les deux pris ensemble… – 1964

Lien vers la Bhagavad-Gītā de Maharishi: https://books.google.fr/books?id=q-oBEVzKT1sC&printsec=frontcover&hl=fr#v=onepage&q&f=false

Puruṣa et Prakṛti

Question: Quel est cet état dans lequel il y a seulement le Soi et dont les réponses viennent directement de l’intérieur?

Maharishi: C’est un état très relaxé, l’état le plus simple de la conscience, le domaine le plus naturel de la conscience humaine. C’est le milieu du vide, Anonya Abhava. C’est l’expérience de chacun quand chacun a la profonde expérience. Un certain niveau de stress profondément enraciné vient à se résoudre et dans ce processus de relâchement de tension une certaine fumée vient. Cette fumée est le résultat du succès. Alors, après quelques jours, ceci s’en va et alors, il y a une expérience plus profonde et alors, un tigre dormant, et alors encore la fumée, etc. Ceci continue dans le temps. Nous devons être avec. Nous relâchons physiquement des nœuds de stress. Ils viennent à la physiologie dû au manque d’association continue avec la totalité. Sur le niveau physiologique il y a l’espace et le temps. Donc, il y a une limitation. À un niveau cette intelligence est non-manifestée et infinie. À un autre niveau cette intelligence est dans la limitation. Les limites et l’illimité ensemble. L’illimité deviendra permanent quand les limites physiques se dissoudront. C’est notre propre mécanisme de transformation – l’état apaisé de Puruṣa témoignant de son propre processus d’éveil. C’est de cette façon que la Saṁhitā vient à être Ṛṣi, Devatā et Chandas et l’infinie diversité de l’univers. Ceci est l’analyse et la synthèse, les deux opérations, l’une après l’autre. Mais à un niveau où le silence est dynamique, l’analyse et la synthèse sont deux processus simultanés. Ceci est Puruṣa et Prakṛti. Ce ne sont pas des entités séparées. L’un est l’autre. C’est seulement la coexistence de deux valeurs: le silence et le dynamisme. Cette coexistence est une réalité conceptuelle. 

Cette intelligence est pleinement éveillée, témoin d’elle-même. Le processus de témoignage devient dynamisme, Prakṛti. Ce domaine entier de la vie est béatitude, énergie, intelligence et toutes les différentes qualités que nous mesurons, expérimentons et décrivons et qui est en fin de compte: rien – Puruṣa – la totalité. C’est simplement à cause du manque d’éducation que les gens n’expérimentent pas leur propre Soi. Du fait du manque d’éducation, nous vivons ce monde, autrement le niveau vécu est juste le silence.

On appelle Purushottam, le suprême Puruṣa, tous les innombrable Puruṣas et Prakṛtis dans la création, tous ensemble. Puruṣa est le témoin de Prakṛti. Purushottam est le témoin de tous les Puruṣas. Il est cette intelligence holistique qui témoigne de tous les Puruṣas témoignant de Prakṛtis. Ce Puruṣa, nous le considérons à partir de Paraprakṛti, la nature transcendantale, que nous savons être de huit qualités.

Ces huit valeurs divisées de Prakṛti et une non divisée: Mère Divine et Purushottam. Ce sont les étapes conceptuelles de progression. La réalité est la singularité éternelle, la totalité.

«Le travail n’est pas le but de Puruṣa. Le but de Puruṣa est d’être dans le Soi et de rayonner, de rayonner la connaissance, de parler la connaissance, de toutes les manières de présenter la connaissance et de conquérir.» – Maharishi Mahesh Yogi

L’Administration Védique Maharishi

Les temps sont différents parce que nous avons maintenant, réellement la solution. Et Maharishi l’a défini dans une expression: «Des grands Yagyas» – ces accomplissements Védiques utilisant les sons védiques à partir de Parame Vyoman ou du niveau transcendantal de l’existence, le niveau de silence, de pur silence, de pure conscience, pour animer Daivi Shakti, le pouvoir des Devata, le pouvoir des intelligences qui vibrent dans le champ du silence infini, les puissants pouvoirs qui dirigent la structure entière de la Loi Naturelle dans l’univers.

Animer ce pouvoir de Daivi Shakti, dit Maharishi, apaise toutes ces tendances négatives dans le monde, c’est la seule solution. La seule solution est d’avoir une base permanente pour maintenir le Sattva, qui est, l’harmonie et l’unité, dans la conscience mondiale. C’est seulement lorsque nous aurons cela en permanence que toutes ces choses n’émergeront pas. Ce sera le fondement, ces Maha Yagyas accomplis par les Pandits Védiques éveillés de manière transcendantale dans un Pays Védique, en Inde, sera la base d’une réelle mesure préventive, et alors toutes ces difficultés dont le monde fait face, pas seulement le terrorisme, mais toutes les difficultés seront résolues. Toute génération aura une solution permanente. C’est ce que nous offrons à toutes les générations, a dit Maharishi, un arrêt complet de tout ceci, de manière permanente. 

Cette réalité autoréférente de la conscience, qui est le témoin de l’expérimentation qu’il est possible de stimuler Prakriti, le dynamisme total de la Loi Naturelle afin de réaliser tout but dans la création entière. Ce ministère est Purusha, le champ silencieux, tout imprégnant de la totalité transcendantale. Le mot Purusha lui-même se réfère à cette réalité autoréférente de la conscience, qui est la base silencieuse de toute la création – c’est le témoin du dynamisme de l’univers toujours en expansion ou Prakriti. 

En expérimentant Purusha, il est possible de motiver et de mobiliser le pouvoir d’organisation infini de Prakriti pour réaliser n’importe quoi. Ceci est exprimé dans l’expression Védique: Yatīnāṁ Brahmā Bhavati Sāraṭhiḥ – qui signifie: «Pour ceux qui sont établis dans la conscience d’unité autoréférente, alors Brahma, le créateur de l’univers, accomplit et comble spontanément tous leurs grands et nobles désirs.

Les membres du programme Purusha Maharishi sont ces individus qui ont consacré leur vie entière à expérimenter et établir cet idéal du silence éternel de la conscience autoréférente qui donne la maîtrise du dynamisme infini de Prakriti qui est inhérent dans le silence infini de Purusha.

En créant un effet indomptable de Sattva dans la conscience collective de la nation, l’administration sera rendu simple, couronnée de succès, nourrissante et plénifiante pour tous. L’automatisation de l’administration caractérisera tout gouvernement du monde et tout citoyen du monde s’épanouira dans la plénitude d’une Société Idéale. – 15.09.2008

À propos de cultiver l’intellect

Question concernant la culture de l’intellect pendant la méditation, l’étude des Upaniṣads (étude Védique) et le style de vie correspondant. – 1974

Maharishi: «Dans la méditation, ce que nous faisons, c’est que nous cultivons l’aspect physiologique de l’intellect. Dans la méditation, nous cultivons la physiologie. Par l’étude des Upaniṣads, nous cultivons l’intellect. Par la méditation, nous rendons la physiologie capable de comprendre l’illimité… L’unité. Et quand la capacité à comprendre cet illimité augmente, nous utilisons cette compréhension pour dissiper tous les doutes à son sujet…

Ainsi, par l’étude, nous cultivons l’intellect, par la méditation, nous cultivons le système nerveux. La culture de la compréhension passe par l’intellect, par l’étude. Et la chose fondamentale qui cultive l’intellect est le maintien de cet angle de l’illimité lorsque vous vous trouvez dans les domaines des limites.

Lorsque vous examinez la valeur grammaticale de tel ou tel mot et de tous les mots pris ensemble… au cours de toutes ces recherches sur les parties des versets, vous avez cet angle que ce verset parle pour l’Absolu.

Maintenir cet angle à tout moment lorsque vous le sondez… c’est ce qui cultive l’intellect lorsqu’on passe à travers de manière répétée!»

Question: «Vous avez mentionné il y a quelque temps que le commentaire de Śaṅkara sur la Gītā et ses autres commentaires étaient peut-être le plus haut niveau de logique. Je me demandais si la logique peut littéralement conduire l’esprit pas à pas vers la transcendance?»

Maharishi: «Ce n’est que la logique qui est satisfaisante pour l’intellect. L’intellect doit voir qu’une chose s’écoule dans une autre et qu’il n’y a pas de rupture entre les deux… sinon il ne l’accepte pas. Elle doit s’écouler d’une manière séquentielle croissante. La logique joue un rôle très important.

La grandeur de Śaṅkara réside dans la formulation de ses expressions. Lorsqu’il enseigne les Upaniṣads, ses expressions sont telles qu’elles constituent un grand exercice pour l’intellect. Seuls les méditants peuvent suivre Śaṅkara correctement. Les non-méditants, au moment où ils commencent ici… et au moment où ils ont franchi 3 ou 4 étapes de logique – et il en reste encore 10 à franchir – l’intellect de l’homme échoue ici. Et il perd le fil, il ne peut pas suivre… 

Son magnifique développement de la logique dans ses expressions – si profond! Juste parce que lorsqu’il aimerait que tout soit dit en un seul souffle – du plus grossier au plus subtil… au subtil… au plus subtil… à l’au-delà du plus subtil… à la transcendance… à Brahman – il va passer par tout cela dans un très beau flot rapide d’ondulations de la logique et en déduire la chose…

Donc, si l’esprit n’est pas stable, alors ça va être le vide ici et là et là et là… Et rien n’en sortira… l’esprit planera ici et là..

C’est pourquoi la recommandation de l’étude Védique est: vivre en Brahmacharya!

Le Brahmacharya, le célibat, maintient la stabilité de la structure physique du système nerveux.

L’attitude serviable cultive l’esprit et le cœur pour apprécier ce que dit le professeur. Une attitude serviable.

Et ensuite la liberté de poser des questions.

Ces trois choses:

[1] le célibat, le Brahmacharya, pour maintenir la stabilité physique, la résistance, l’efficacité, l’efficience sur la partie physique.

[2] Et l’esprit doit être dévoué aux aspirations du Maître, à ce qu’il dit, une attitude serviable.

[3] Et puis, la liberté de poser des questions pour satisfaire l’intellect.

Ainsi, la base physiologique de l’intellect, la base mentale de l’intellect, et la compréhension intellectuelle – ces trois éléments doivent croître et se développer simultanément.»

Comme est l’atome, ainsi est l’univers

Une seule expression venant de la Littérature Védique est largement suffisante pour transformer la civilisation en proie au stress, à la paix, l’harmonie, le bonheur et l’ordre dans toute nation. L’expression Védique est: «Yathā piṇḍe tathā Brahmāṇḍe.»

Le corps individuel représente le corps cosmique, la physiologie entière de l’univers; sa dynamique structurante, sa dynamique évolutive est la même que la dynamique structurante du corps humain: «Yathā piṇḍe tathā Brahmāṇḍe.»

Et quelle est la réalité de l’individu? La réalité de l’individu est cosmique. Et qu’est-ce qui est intéressant dans le cosmique? Ce qui est intéressant dans le cosmique est l’unité et la diversité, ensemble. L’unité et la diversité, ensemble, dans l’existence, l’unité et la diversité, ensemble, construisent l’évolution. Et l’unité et la diversité, ensemble, créent l’ordre, à l’infini – l’ordre parfait à l’infini dans l’univers – le soleil, la lune, les galaxies, les étoiles, fonctionnant et agissant entre eux  dans un ordre parfait, parfaitement ordonnés. Et la même perfection est le patrimoine de tout corps physique: «Yathā piṇḍe tathā Brahmāṇḍe.»

यथा पिण्डे तथा ब्रह्माण्डे।
yathā piṇḍe tathā brahmāṇḍe
«Comme est l’atome, ainsi est l’univers; comme est le corps, ainsi est le corps cosmique.» – La théorie absolue de Maharishi du gouvernement

Aussi, quand nous découvrons que notre société humaine n’est pas au mieux de sa forme, alors afin de la remettre en ordre, où chacun est utile à tout autre, chacun est utile à l’existence et à l’évolution de tous, il y a des procédures et des programmes – nous disons des procédures et des programmes Védiques: l’éducation Védique, les soins de santé Védique, l’agriculture Védique, la défense Védique. L’administration Védique est disponible pour nous dans cette ordre parfaite qui est le comportement de l’univers galactique infini. Cela vaut la peine pour l’intelligence humaine de l’incorporer dans son existence, dans son comportement et de rendre l’administration de la société humaine aussi ordonnée, aussi évolutive, aussi merveilleuse que l’administration de l’univers. Pour cela la Constitution de l’Univers est disponible en termes du Veda et de la Littérature Védique.

[Il y a] un nombre infini de qualités créatrices qui viennent à être unifiées – et la puissance totale de la Loi Naturelle structure tout grain de la création, et structure un nombre infini de grains de la création, et construit la réalité cosmique.

C’est complètement à notre portée aujourd’hui, pour autant que la connaissance est concernée, pour autant que la sagesse de la vie est concernée, d’avoir une digne civilisation de la race humaine, une civilisation dans la lumière de Dieu, une civilisation administrée par la Constitution de l’Univers. C’est à notre portée aujourd’hui…

L’Administration est nécessaire pour que l’homme vive dans le bonheur, dans la paix, dans l’affluence, dans tous les domaines de possibilités, du fait de la Loi Naturelle totale. Yathā piṇḍe tathā Brahmāṇḍe – comme est la vie cosmique, ainsi est la vie individuelle.

Aussi, le choix est à nous maintenant. La sagesse Védique offre un point de jonction entre la domaine transcendantal, le champ unifié de la conscience, et le monde de la variété dans le domaine du comportement.

Nous offrons maintenant à partir du niveau de la science moderne, soutenu par le niveau de l’ancienne Science Védique, la science de l’administration de l’univers, la Constitution de l’Univers et les constitution faites par l’homme de tout pays – elles doivent être ensemble pour une civilisation parfaite. – Maharishi Mahesh Yogi, conférence de presse mondiale du 10.12.2003

Maharishi sur Dieu et les Devatās

Conférence de presse du 07.05.2003

Dr Hagelin: «Maharishi, vous parlez souvent de Dieu comme du Champ Unifié ou d’un champ abstrait universel de la vie. En tant qu’humains, nous avons tendance à voir Dieu non pas comme une pure abstraction ou un vide, mais comme une présence personnelle, un Il ou une Elle, ou au moins une force. Ce niveau universel et abstrait de Dieu se manifeste-t-il en fait, dans une certaine mesure, par une présence palpable, de sorte que les humains puissent le percevoir?»

Maharishi: «Pas dans une certaine mesure, mais dans toutes mesures. Toutes mesures. Cette citation m’amène à la découverte de Raja Raam, Sa Majesté, le premier dirigeant de l’Âge de l’Illumination de ce Pays Mondial de la Paix qui a montré que la conscience est ce qui s’est précipité dans les tissus de la physiologie. La conscience, la Littérature Védique, les mots Védiques, ils sont fluides, ils se sont précipités fibres de la physiologie. Et la fibre la plus fine de la physiologie est exprimée dans la Littérature Védique comme Devatā. Devatā, l’incarnation du silence. Incarnation du silence, Shiva. Incarnation du dynamisme, Vishnu. Tous ces Devatās sont présents dans la structure de la physiologie. Donc ce n’est pas une imagination. C’est une réalité. La physiologie, la physiologie de l’homme, la physiologie des Devas, la physiologie de l’incarnation du silence – Shiva, la physiologie de l’incarnation du dynamisme – Vishnu. Ce sont les expressions physiques. Et ces expressions physiques ont une forme. Elles ont une forme. Elles ont tout ce qui est décrit dans la Littérature Védique comme les Devatās. Shiva, Vishnu, Ganapati. Ce sont toutes les réalités de la vie. Elles ont une forme. Elles ont une forme. Et le secret de cette forme est que le Devatā apparaîtra à l’adorateur ou au dévot ou à quiconque prie sous la forme qu’il souhaite qu’elle apparaisse. La réalisation de la pensée.

«On a évoqué dans la littérature religieuse – Dieu, ce Dieu, ce Dieu, ce Dieu, ce Dieu. Et c’est la nature humaine. Celui qu’ils aiment le plus, ils le révèrent. Et une grande révérence est appelée dévotion. Et le point de dévotion s’appelle Dieu. Et donc tout cela est dans le sentiment. Et le sentiment se matérialise. Le sentiment se matérialise. Le sentiment se matérialise. La Littérature Védique est pleine d’exemples où le dévot voit le point de sa dévotion, voit son Dieu comme il veut le voir. Il s’agit d’une grande profondeur de réalité, car notre propre Soi est cette valeur omniprésente et infinie de la totalité. Vous pouvez dériver n’importe quoi à partir de votre Soi. Tout ce qui est à l’intérieur de votre Soi. C’est pourquoi la Méditation Transcendantale et la source de la pensée. Et dans le Vol Yogique, la preuve est faite que vous pouvez avoir le Vol Yogique. Vous pouvez avoir le Vol Yogique.

«En dehors du Vol Yogique, il y a des sutras, il y a des programmes. Vous réalisez tout et tout signifie tout. Parce que votre propre Soi, votre propre Ātmā, votre propre Être est un champ de toutes les possibilités. Omniprésent, illimité, infini. Un champ d’Intelligence omniprésent, illimité, infini. Une fois que votre conscience communique avec lui, tout ce que vous voulez sera là. Le Ṛk Ved exhorte, le Ṛk Ved proclame, qu’une fois que l’esprit est en phase avec la réalité transcendantale, la nature entière, toute la créativité infinie de la Loi Naturelle, toute la volonté de Dieu est là pour apporter la réalisation de tout désir. C’est une réalité. Ce n’est pas un bavardage. C’est une réalité. Ce n’est pas une question de foi. C’est la réalité. C’est ainsi. C’est ainsi. C’est ainsi.

«Et c’est sur cette base que nous construisons la grande fortune de l’humanité. Sur cette réalité. Parce qu’il en est ainsi. Nous pensons qu’il devrait en être ainsi. Il devrait être possible qu’il en soit ainsi. Et donc, lorsque nous nous levons pour proclamer un monde meilleur, un monde pacifique, un monde heureux, un monde comblé, un monde de félicité, nous ne rêvons pas, nous ne rêvons pas. Nous actualisons ce qui a toujours été là, ce qui sera toujours là.

«Au cours de notre vie, nous réalisons. Nous avons la chance d’être arrivés à ce niveau de conscience que quelque chose qui est là, nous pouvons l’avoir dans toute sa valeur. C’est l’éducation. L’Éducation Védique. C’est la Santé Védique. C’est une grande opportunité pour tout le monde. C’est une très grande opportunité pour tout le monde. Parce que tout le monde est comme ça. C’est tout. C’est tout. Tout le monde est potentiellement Cela. Il suffit de porter son attention à ce niveau.

«Et je demande au Dr Hagelin de vous expliquer cette Théorie de la Mesure. Il y a une théorie en physique, Dr. Hagelin vous pouvez leur expliquer que partout où l’esprit va, il y fait quelque chose. Expliquez-leur la Théorie de la Mesure.»

Dr Hagelin: «Oui Maharishi. C’est vraiment l’un des principes les plus profonds et les plus surprenants de la Mécanique Quantique moderne: le monde en tant que réalité objective n’existe tout simplement pas. Ce que vous avez en fait est un monde participatif dans lequel la conscience de l’observateur a un effet inévitable sur ce qu’il observe. Nous pourrions l’énoncer un peu plus spécifiquement en disant que l’observateur actif ou l’acte de mesure fait passer un état de Mécanique Quantique à un état de moindre entropie, un état de plus grand ordre. Nous pourrions également dire que le processus de création selon la Mécanique Quantique est un processus participatif dans lequel l’observateur participe activement et sert à faire ressortir les propriétés latentes d’un objet particulier. Ce que cela signifie, c’est que les objets entrent pleinement dans l’existence, dans leur plein épanouissement, dans leur pleine floraison à la suite du processus de mesure, du processus d’observation. Et dans ce contexte, tout ce sur quoi l’attention se porte amène cet objet dans un état d’existence plus concrètement manifesté, un état de moindre entropie, ou un état de plus grand ordre. Ainsi, l’augmentation de la cohérence, l’augmentation de l’ordre dans le système observé est un effet inévitable du processus d’observation lui-même.

«C’est le principe de la Théorie de la Mesure Quantique, le principe selon lequel l’observateur ou la conscience a une influence inéluctable sur ce qui est vu et non une influence aléatoire.

«Une influence qui confère un ordre ou une cohérence croissante au système observé. C’est le principe auquel Maharishi faisait référence, le principe de la Théorie de la Mesure Quantique, l’influence inévitable de la conscience pour apporter de l’ordre et influencer positivement le système observé…»

Maharishi: «La vie est trop précieuse pour avoir une éducation, une éducation fondée sur l’emploi. L’éducation fondée sur l’emploi signifie l’esclavage. L’éducation fondée sur l’emploi signifie l’esclavage. La maîtrise signifie s’élever à sa propre dignité où toutes les possibilités nous attendent pour devenir une réalité quotidienne et vivante. Une réalité vivante. Et maintenant, le raccourci est là. Avec quelques milliers de personnes constamment engagées dans le déploiement de leur propre potentialité, le monde entier sera dans l’harmonie et la cohérence de la conscience mondiale.

C’est très beau. Je souhaite seulement que nous puissions bientôt rassembler ces groupes et qu’ils soient le phare des générations futures. Le phare. Pour les générations futures. C’est très beau.»

L’Illumination et la Science Védique de Maharishi

La Science Védique de Maharishi définit l’Illumination comme le potentiel humain pleinement développé, qui permet de faire et de créer quoi que ce soit par une simple intention, la vie individuelle exprimant spontanément la divine perfection cosmique, la vie dans la félicité en harmonie avec la volonté de Dieu, toujours nourrissante.

Considérons, à titre d’illustration (for the sake of illustration), qu’un arbre peut être compris comme étant, en fait, rien, si ce n’est les diverses expressions de l’unique sève omniprésente. Pour créer ou réaliser toute transformation possible des feuilles, fleurs, fruits, etc. – un jardinier a seulement besoin de maîtriser l’habilité à fonctionner à partir du niveau de la sève, de maîtriser les lois de la nature qui résident dans la sève et qui sont responsables pour exprimer le potentiel inné de la sève dans les diverses expressions.

Dans la Science Védique, la «sève» de la création universelle, à la fois mentale et physique, est connue comme étant le Soi – l’Être ou la pure conscience. Cet océan silencieux de la pure conscience – l’Ātmā – est l’unité du silence, comme s’il imprégnait ou était à la base du dynamisme des vagues diverses de la vie.

La qualité silencieuse de l’intelligence est l’intelligence pleinement éveillée, non localisée et illimitée. Cette qualité silencieuse de témoignage de l’intelligence a un nom dans la Science Védique: Puruṣa.

À l’intérieur de cet océan silencieux de conscience, à l’intérieur de cette qualité de Puruṣa de la conscience, le dynamisme reste dans son potentiel, comme une vague silencieuse à partir de laquelle toute la création en émergerait. Ce principe d’action soutient toute la création et l’évolution. C’est la nature même de la qualité de Puruṣa, de l’intelligence; c’est le pouvoir d’organisation à l’intérieur de Puruṣa; et c’est appelé dans la Science Védique: Prakriti.

Le silence et le dynamisme de la conscience sont inséparables, tout comme l’eau est inséparable de ses vagues. Pour la compréhension, cependant, la création (le dynamisme) est représenté «apparaissant» à partir de l’impérissable (le silence) dans le commentaire de Maharishi sur le verset védique suivant:

कर्म ब्रह्मोद्भवं विद्धि ब्रह्माक्षरसमुद्भवम्।
Karma Brahmodbhavaṁ viddhi Brahmākṣarasamudbhavam (Bhagavad-Gītā, 3:15)
«Sache que l’action naît de Brahmā (le Veda). Brahmā a sa source dans l’Impérissable.»

  La première manifestation de la création est le rayonnement «auto-illuminant» de la vie. C’est le domaine de l’intellect établi. C’est aussi l’ego individuel dans son propre état établi. Ce rayonnement auto-illuminant de la vie est appelé Veda. Le deuxième stade du processus de manifestation est l’apparition de ce qu’on appelle «vibration», qui engendre les trois guṇas, les attributs de prakṛti, la Nature. C’est à ce point que ce place le début du fonctionnement de l’ego. Ici l’expérience commence sous une forme très subtile: la trinité constituée par celui qui fait l’expérience, l’objet de l’expérience, et le processus même de l’expérience commence son existence. C’est le début de l’action dans le processus de la création. Immédiatement avant le début de l’action, juste avant que commence la vibration la plus subtile, dans cet état auto-illuminant de l’existence, se trouve la source de la création, le réservoir de l’énergie sans limites. Cette source de la création est le Veda, le domaine de l’intelligence quasi absolue qui sous-tend et imprègne toutes les activités qui sont à l’origine de la création et de l’évolution au sein de la vie. Ainsi, le Veda étant la source de toute création, on dit que c’est Brahmā, le Créateur. Brahmā ou le Veda est ainsi la source de toute activité. C’est pourquoi il est dit dans ce verset: «sache que l’action naît de Brahmā.».

De ce passage, nous comprenons que la source de la création – cet aspect de la conscience connu comme Brahmā ou le Veda qui «apparaît à partir de l’Impérissable» – est le point de jonction entre le silence et le dynamisme, entre l’Impérissable et le périssable.

Yatīnāṁ Brahmā Bhavati Sāraṭhiḥ

C’est l’expérience et la maitrise de ce point de jonction qui donne la maitrise sur la Loi Naturelle et apporte avec elle la capacité à réaliser spontanément ses désirs par une simple intention parce que nos propres désirs naturellement sont complètement en harmonie avec la Loi Naturelle et par conséquent, on jouit du soutien complet de la nature, exprimant dans la vie quotidienne la volonté de Dieu. Cette expérience de vie illuminée en harmonie avec la volonté divine est merveilleusement exprimée par la phrase védique:

यतीनां ब्रह्मा भवति सारथिः।
Yatīnāṁ Brahmā Bhavati Sāraṭhiḥ – Rk Veda, 1.158.6
«Pour l’illuminé, le pouvoir d’organisation infini de Brahmā, le Créateur, devient le conducteur du char de son intention, activité – le réalisateurs de tous les désirs.»

Dans la citation suivante, Maharishi décrit la complète et naturelle spontanéité de cette expérience: cette accomplissement, non-accompli, est l’accomplissement exprimé par le sutra:

योगस्थः कुरु कर्माणि।
Yogastaḥ Kuru Karmāṇi – Bhagavad-Gītā 2.48
«Établi dans l’Être, accompli l’action, établi dans le Yoga, en union, accompli l’action.»

C’est l’action d’un Yatīnāṁ, l’action d’un Yogi, d’un performer sans performer. C’est l’expérience de Ṛṣi – l’aspect silencieux de l’Ātmā – conscient de l’activité, témoignant de l’activité dans l’environnement mais pas impliqué dans l’accomplissement. Puruṣa témoignant de l’activité de Prakṛti qui se déroule automatiquement.

Pourquoi Yogastaḥ Kuru Karmāṇi? Parce que:

योगः कर्मसु कौशलम्।
Yogaḥ Karmasu Kauśalam – Bhagavad-Gītā 2.50
«Le Yoga est l’habilité dans l’action, l’action yoguique est l’habilité dans l’action.»

La technique est que le performer accomplit l’action sans stress, ni tension et perte de temps. C’est un sol glissant – une impulsion ici est une impulsion là et là, et partout parce que la conscience à ce niveau est infiniment corrélée et le désir: «Je veux quelque chose» va partout immédiatement. Et cela en fait, le désir de la Loi Naturelle totale – c’est pourquoi, c’est l’habilité dans l’action.

Et ceci amène à un autre sutra:

प्रत्यवायो न विद्यते।
Pratyavāyo na vidyate – Bhagavad-Gītā 2.40
«Aucun obstacle n’existe.»

Aucun obstacle n’existe sur le chemin. Il n’y a aucune distance entre désirer et réaliser. Le but est là au tout début. Pour un serviteur, vous avez à lui demander de faire quelque chose; pour votre Prakṛti, vous n’avez même pas à demander.