Le Veda et la physiologie humaine

La découverte du Ramayan dans la physiologie humaine

Le dynamisme autoréférent de la conscience pure modèle le monde relatif à son image. Les quarante aspects du Veda et de la littérature védique dictent les mécanismes auto-interactifs de la création, nous permettant d’apprécier dans la réflection, les lois à l’œuvre dont la source silencieuse et intarissable demeure inchangée. 

Un deuxième exemple est Nyāya, la branche de la littérature que Maharishi considère comme incarnant la qualité distinctive et décisive de la conscience, ce qui comprend simultanément les qualités opposées de la conscience. Selon le Dr Nader, Nyāya correspond fonctionnellement dans la physiologie au thalamus, qui relaie les influx sensoriels vers les zones sensorielles primaires du cortex cérébral, ainsi que l’information sur le comportement moteur dans les zones motrices du cortex. Structurellement, il y a 10 chapitres (मण्डल) au Gautamīya Nyāya Sūtras, et 10 zones du thalamus: antérieur, ventraux, dorso-latéraux, dorso-médian et intralaminaires, qui se trouvent de part et d’autre du cerveau. De plus, alors que les Nyāya Sūtras décrivent 16 sujets de raisonnement (प्रमाण, प्रमये, etc.). Le thalamus fonctionne à travers 16 groupes de cellules appelés noyaux. Le Dr Tony Nader souligne que la première des 16 divisions प्रमाण (pramāṇa) correspond au premier groupe nucléique du thalamus appelé pulvinar.

Pramāṇa a quatre subdivisions – प्रत्यक्ष (perception directe), अनुमान (inférence), उपमान (comparaison) et शब्द (témoignage verbal) – qui correspondent respectivement aux quatre subdivisions du pulvinar. La première subdivision relie le colliculus supérieur à des zones du cortex et est responsable de l’intégration visuelle d’ordre supérieur, c’est-à-dire, la perception (प्रत्यक्ष); la seconde connecte le colliculus supérieur et le cortex temporal avec des zones du cortex et du cortex temporal. Ces domaines sont impliqués dans les fonctions telles que la vision, l’ouïe, la mémoire et le langage – ensemble, ils sont à la base des processus d’inférence (अनुमान). La troisième partie du pulvinar relie les zones corticales pariétales à d’autres zones corticales pariétales et est responsable de l’intégration sensorielle polymodale. Cette zone donne une perception d’ordre supérieur sur les influx sensoriels en relation les unes avec les autres, servant la fonction de comparaison (उपमान).

La quatrième relie le cortex temporal au gyrus temporal supérieur et est responsable de la mémoire, du langage et de la parole. C’est la base du témoignage verbal (शब्द). Les quinze catégories suivantes de Nyāya sont également liées aux différents aspects du thalamus, en structure et en fonction.

Le Dr Nader suggère que la correspondance entre les sons védiques et la physiologie humaine a un grand potentiel pour rétablir l’équilibre physiologique. Il explique que la lecture des sons de la littérature védique dans leur ordre approprié, même phonétiquement, sans aucun sens de la signification, crée une résonance avec les mêmes structures anatomiques auxquelles ils correspondent, vivifiant une séquence spécifique d’activité neuronale et physiologique. En rétablissant la séquence correcte du déroulement de la loi naturelle dans la physiologie, toutes imperfections (stress, blocages ou toute autre anomalie structurale ou fonctionnelle) peuvent être éliminées. Le résultat, selon le Dr Nader, est que la physiologie fonctionne de plus en plus en accord avec son originale et parfaite conception.

Maharishi (1994) ajoute que la lecture de la littérature védique dans l’ordre séquentiel a pour effet de réguler et d’équilibrer le fonctionnement de la physiologie cérébrale; pendant la lecture, le fonctionnement des fibres individuelles du cerveau entre en cohérence avec la valeur holistique du fonctionnement cérébral et, par conséquent, l’esprit commence à fonctionner selon la loi naturelle dans chaque expression. Lorsque l’esprit s’écoule dans une direction évolutive, toutes les pensées, paroles et actions s’écoulent également dans une direction évolutive, dans la direction du développement des états supérieurs de conscience.

Les étudiants de la nouvelle filière doctorale à l’Université Maharishi de Management lisent la littérature védique pendant plusieurs heures par jour et attestent de leur illumination grandissante. Ils ont rapporté des centaines d’expériences d’états de conscience supérieurs. Par exemple, ce qui suit est l’expérience d’un étudiant lisant les Brahma Sūtras, qui représente la qualité holistique de la conscience autoréférente, le plein développement du Soi:

Il y avait encore ce petit corps [je le savais comme le mien,] mais la réalité en même temps était qu’il n’y avait pas de frontières [du tout] qui me contenaient – ce qui était mon Soi continuait pour toujours – et qu’il y avait une connaissance très concrète que j’avais toujours été cela, que j’avait atteint ce que j’étais vraiment, [que je pouvais enfin être vraiment au repos, que j’étais] rentré à la maison. Tout reposait en moi et était soutenu par moi, et je savais donc tout ce qu’il y avait à savoir. J’avais la perception de…[encercler] et abriter tout l’univers, de sorte que je me sentais responsable [de garder tout en vie et de grandir].

L’impression de cette expérience finale était celle d’une liberté et d’une maîtrise totales, d’une félicité sublime, d’un silence animé et d’une simplicité absolue, presque ridicule, le tout à la surface de mon être. Toutes les fibres de mon être semblaient vivifiées avec les réalisations: “Je suis vraiment le Veda, je suis vraiment la totalité.” (Freeman, 1996)

Ma conscience est devenue énorme, mais tout autour de moi semblait comme une partie de moi, comme mes propres mains. Tout est devenu partie intégrante de mon Soi, et mon Soi était [au même moment] dans tout. (Freeman, 1996)

Conclusion

Maharishi souligne que chaque individu est capable d’expérimenter le Veda dans son état le plus simple de conscience. En cela, il indique un concept critique pour les chercheurs védiques: la connaissance et la compréhension complètes du Veda ne viennent pas de l’analyse intellectuelle, mais de l’identification de sa conscience avec le Veda – la dynamique auto-interactive de la conscience pure et autoréférente – et de l’explorer à son propre niveau. Comme le Veda est un phénomène de subjectivité pure, transcendantal aux processus de la pensée, l’intellect est incapable de le comprendre à son propre niveau:

Vous connaissez le Veda en étant le Veda. Vous connaissez le Veda en étant le Veda. La cognition du Veda est sur son propre niveau, et c’est à ce niveau que nous entrons dans les détails de l’éveil. Le Veda est la structure détaillée de l’éveil pur, et là l’intellect ne va pas. (Maharishi Mahesh Yogi, 1991)

Maharishi situe cette compréhension dans deux expressions qu’il cite ensemble, ce qui souligne la relation entre l’identification de sa conscience avec le Veda et la connaissance du Veda:

वेदाहम् वेदोऽहम्
Vedāham Vedo’ham

que Maharishi traduit: «Je connais le Veda, je suis le Veda.»

L’idéal de Maharishi de l’étude védique constitue un ajout important dans le domaine de l’éducation, car il promet de développer une connaissance complète dans la conscience de chaque étudiant en explorant le Veda et la littérature védique sur son propre niveau, et en animant les impulsions fondamentales de la loi naturelle de façon permanente dans la conscience des étudiants. La lecture de la littérature védique en conjonction avec la pratique de la technique de Méditation Transcendantale fournit la base de l’éducation védique, car elle stimule le potentiel total de la loi naturelle dans la conscience de chaque étudiant, et rend ainsi disponible la dynamique structurante de la pure conscience. Maharishi décrit ceci comme l’accomplissement suprême de l’éducation qui peut créer un individu parfait et un système éducatif parfait.

La merveille dans ce processus, c’est qu’il n’y a rien à chercher. Tout est déjà là! Le Soi n’est pas un objet et de ce fait, il ne peut pas être localisé mais il peut être expérimenté. Il ne peut pas être décrit mais il peut être vécu. La joie effervescente que l’expérience du Soi procure, est peut-être la meilleure preuve de son ‘existence’. Le souvenir me rappelle que mes meilleures expériences, ont toujours été associées à la pratique en groupe. Il y a une ouverture de la conscience ou plutôt, une absence de nuages qui fait que tout est sublime. Et à mon avis, ce qui maintiendra les groupes de cohérence, c’est bien l’expérience.

Soma et Ojas

Soma et le système nerveux

Soma est à la conscience ce qu’Ojas est au corps. Alors qu’Ojas équilibre Vata, Pitta et Kapha, Soma équilibre Ṛṣi, Devatā et Chandas. Le goût sucré (ou doux) de Soma, dit Maharishi, est la dynamique auto-interactive de la conscience exposée au goût.

Au fil des années, Maharishi a fait référence à plusieurs reprises à deux substances fréquemment mentionnées dans les textes védiques. Ces substances, connues sous le nom d’Ojas et de Soma, sont considérées comme les médiateurs naturels du corps de la santé parfaite, de la longévité et de l’expérience des états de conscience supérieurs. Considérons d’abord Soma.

Maharishi explique que dans la littérature védique, le mot Soma a plusieurs significations. Dans son sens le plus large, Soma se réfère à une tendance de base de la nature qui maintient l’univers ensemble, le flux de la dynamique auto-interactive sous-jacente de la conscience.

Soma se réfère également à un produit chimique produit dans le corps à la suite de la réalisation d’un état de conscience sans stress. Comme le décrit Maharishi:

«Un système nerveux qui fonctionne normalement, exempt de stress, de tension et de toute anomalie, produit un produit chimique appelé le Soma. . . . S’il n’y a pas de restrictions, pas d’inhibitions, alors la conscience est illimitée, et quand cette conscience illimitée est maintenue spontanément à tout moment, alors le système nerveux fonctionne normalement. . . . Maintenant, le sous-produit d’un système digestif qui fonctionne normalement est le Soma. Le Soma est ce qui aide tous les fondements de la vie individuelle à se développer afin que la totalité de la conscience individuelle puisse s’élever au-dessus des limites et avoir un statut illimité.»

Dans ce contexte, Soma est à la fois le produit du raffinement neurophysiologique et la substance même qui permet le développement du plein potentiel mental et physique. Le principe selon lequel tout état de conscience est soutenu par un état physiologique est interprété ici comme signifiant que le Soma est la substance biochimique clé qui soutient l’expérience de la conscience transcendantale et finalement l’illumination. Cet ‘élixir de longévité’ n’est pas distillé dans un laboratoire pharmaceutique, mais par le processus de développement intérieur de la conscience. Le Soma est un produit de la pharmacie naturelle du corps, créé par un système nerveux fonctionnant dans les états de conscience supérieurs.

Certains textes de la littérature védique qui se rapportent spécifiquement à la santé approfondissent la définition de Soma. Dans ces derniers, ‘Soma’ se réfère spécifiquement à la première définition – un principe dynamique abstrait de la conscience qui est capable d’unifier la diversité dans la nature. Pour la deuxième définition (un produit chimique unique dans le corps responsable de la santé idéale et de la longévité), le terme Ojas est utilisé. Ojas et Soma sont intimement liés. Ils représentent le même principe unificateur par nature. Cependant, Soma est ce principe non manifesté exprimé dans la conscience, et Ojas est son expression manifestée comme le niveau le plus fin possible de la matière. Nous pourrions dire qu’Ojas est le premier matériau, l’expression biochimique de Soma dans la physiologie de la matière, qui est la base de toutes les couches successives de matière dans le corps – cellules, tissus, organes, etc.

Ojas est considéré comme un produit biochimique qui établit l’équilibre entre la physiologie de la conscience et la physiologie de la matière. Parce qu’il est situé au point de jonction entre la conscience et la matière, Ojas est décrit comme une ‘lampe à la porte’, illuminant à la fois le domaine intérieur de la conscience et le domaine extérieur de la matière.

Une dernière définition de Soma: la littérature védique se réfère également à une plante ou herbe particulière de ce nom, traditionnellement utilisée lors de cérémonies spéciales. Parmi les nombreuses propriétés médicinales attribuées à cette plante est la capacité d’augmenter la longévité. Dans le contexte de la discussion précédente, nous pourrions comprendre cette définition du Soma comme un autre aspect – une expression plus concrète et manifestée – de sa nature en tant que dynamique auto-interactive de la conscience, qui soutient et promeut l’évolution de tout.

Le flux de Soma génère des vagues de félicité. On en fait l’expérience dans le programme de MT et de MT-Sidhi: la conscience s’ouvre au niveau du sentiment le plus raffiné, qui ne fait qu’un avec le Soi cosmique, la conscience de pure félicité. Au fur et à mesure que l’on acquiert la capacité d’agir à partir de ce niveau transcendantal, chaque activité devient un moyen d’inspirer la félicité – on vit la valeur cosmique de la vie. Maharishi explique que la valeur superficielle de l’action a également un rôle à jouer dans ce développement; toutes les paroles et tous les comportements devraient nourrir et protéger le niveau tendre du sentiment afin de promouvoir cette expérience de la valeur suprême de la vie.

L’Être pur, l’Existence Pure, la Conscience Pure

L’Être est-il le même pour tous? (en anglais)

Si l’Être pur, l’Existence Pure, la Conscience Pure sont trois termes différents, il n’en demeure pas moins qu’ils expriment la même réalité transcendantale et non manifestée à la base de toute la création manifestée. C’est ainsi que Maharishi est passé de la Science de l’Être et l’Art de Vivre à la Physiologie humaine: Expression du Veda et de la littérature védique¹.  

Dans sa Science de l’Être et de l’Art de Vivre, Maharishi décrit cet état [de conscience] comme l’Être ou l’existence pure:

«Sous-jacent au niveau le plus subtil de tout ce qui existe dans le domaine relatif, se trouve le domaine abstrait et absolu de l’Être pur qui est non manifesté et transcendantal. Ce n’est ni de la matière ni de l’énergie. C’est l’Être pur, l’état d’existence.

«Cet état d’existence pure est sous-jacent à tout ce qui existe. Tout est l’expression de cette existence pure ou Être absolu, qui est la composante essentielle de toute vie relative.» (page 17)

Maharishi soutient qu’à travers sa propre dynamique auto-interactive, la conscience pure s’exprime elle-même comme les formes et les phénomènes diversifiés de la création. En assumant le rôle de l’univers matériel, elle se meut en elle-même, créant une structure dynamique dans son silence éternel. Cette structure est Śruti, que Maharishi décrit comme «la vibration de l’intelligence sous forme de sons, générés par la dynamique autoréférente de la conscience – ces sons spécifiques qui construisent la conscience pure.» Maharishi décrit Śruti comme une fréquence vibratoire non manifestée, un bourdonnement, qui exprime la dynamique de transformation de la conscience autoréférente en ses structures diversifiées.

Dans l’analyse de Maharishi, cette structure dynamique de la conscience pure est le ‘Veda’; ainsi le Veda à son niveau le plus fondamental n’est pas une collection de livres, mais l’interaction dynamique de la conscience autoréférente en elle-même, constituant tous les sons non-manifestés qui émergent à la suite de cette interaction. La valeur holistique de ce son se retrouve dans l’expression du Ṛk Veda, dont la plus grande signification réside dans ses structures phonétiques et non dans un sens traduit.

Dans cette structure holistique du son se trouvent d’innombrables fréquences, qui sont incorporées dans les textes de la littérature. Ces sons sont la littérature védique à son niveau le plus fondamental, et c’est leur enregistrement phonétique qui se trouve dans les différents textes. D’où, dans l’analyse de Maharishi, la littérature védique comprend ces aspects de la littérature sanscrite qui trouvent leur source dans la dynamique auto-interactive de la conscience pure.

Maharishi identifie quarante aspects de la littérature védique, chacun exprimant une qualité spécifique de la conscience. Il s’agit du Ṛk Veda, Sāma Veda, Yajur Veda, Atharva Veda, les six Vedāṅgas, les six Darśanas, Itihāsa, Smṛti, Purāṇa, un certain nombre de textes ayurvédiques et les Prātiśākhyas.

À l’intérieur de ces branches, Maharishi fait la distinction entre les textes qui incarnent les sons de la dynamique auto-interactive de la conscience et les commentaires et les œuvres ultérieures qui sont souvent inclus. Par exemple, Maharishi tient le Nyāya Sūtras de Gautama comme texte authentique du Nyāya, dont les sons constituent une qualité spécifique de la conscience, mais il n’inclut pas comme littérature védique des ouvrages ultérieurs tels que Nyāyabhāṣya de Vātsyāyana, Daśapadārthaśāstra de Chandramati, etc. Ces textes mettent en lumière les valeurs individuelles, mais ne fournissent pas, dans l’analyse de Maharishi, une vision holistique de la littérature védique.

Peut-être l’aspect le plus important de la discussion de Maharishi sur la nature du Veda et de Śruti est son application pratique: la disponibilité de ces sons à la conscience humaine, car il explique qu’un individu qui identifie la conscience [individuelle] avec la conscience pure est capable d’apprécier dans cette forme la plus simple de conscience les fins détails de la structure de la conscience, les sons et les formes non manifestés du Veda et de la littérature védique:

«Elle est générée dans le champ autoréférent de la conscience. À ce niveau, ces valeurs de sons sont là, et n’importe qui peut amener sa conscience à cet état apaisé où l’on est ouvert à soi-même. Et on devrait entendre ces sons, on devrait voir ces sons.» (Maharishi, 1990)

L’expérience de la structure détaillée du Veda, note Maharishi: «Appartient à cette conscience suprêmement pure qui est pleinement consciente de sa propre réalité complète». Selon le point de vue de Maharishi, les grands voyants védiques de l’antiquité reconnaissaient ces sons comme les fluctuations de leur propre conscience autoréférente; ces sons furent par la suite écrits et conservés par les familles védiques de l’Inde.

Récemment, le Dr Tony Nader, médecin avec un doctorat en physiologie, travaillant en étroite collaboration avec Maharishi, a trouvé une correspondance remarquable entre les structures et les fonctions de la physiologie humaine et les textes de la littérature védique. Le Dr Nader a pris les qualités de conscience que Maharishi a associées à chaque branche de la littérature védique, et a localisé l’aspect de la physiologie humaine avec une fonction similaire, puis a comparé la structure de chacun. Bien qu’il n’y ait pas assez d’espace pour traiter adéquatement ce sujet, quelques exemples fourniront un aperçu de la recherche du Dr Nader.

Maharishi considère Vyākaraṇ comme étant la branche de la littérature védique représentant la qualité d’expansion de la conscience autoréférente. La tendance du Veda à s’élaborer séquentiellement lui-même – à se déployer de la première syllabe du Ṛk Veda aux quarante branches de la littérature védique – est exprimé par Vyākaraṇ. Le Dr Nader localise la similarité entre cette tendance expansive et la fonction de l’hypothalamus.

L’hypothalamus libère des facteurs qui activent l’hypophyse, la neuro-hypophyse et le système nerveux autonome. Ces libérines représentent l’expansion nécessaire pour l’évolution de la réponse endocrine et autonome, ce qui mène à des réponses biochimiques et physiologiques qui amènent le système à un nouvel état d’équilibre.

Structurellement, l’Aṣṭādhyāyī, le texte principal de Vyākaraṇ, comprend huit adhyāyas de quatre pādas chacun, soit un total de trente deux pādas. De même, l’hypothalamus comprend huit régions – antérieure, postérieure, moyenne et latérale, droite et gauche – avec quatre noyaux chacun, soit totalisant 32 noyaux, correspondant aux 32 pādas de l’Aṣṭādhyāyī. Le Dr Nader a noté une correspondance entre chaque pāda de l’Aṣṭādhyāyī et les fonctions anatomiques spécifiques.

Une fois de plus, nous découvrons avec joie, que ce qui nous apparaissait comme un ensemble de matière organique fait de nerf, de muscles et autres composants de la physiologie humaine, est en fin de compte, l’expression de la conscience pure permettant à celle-ci, d’expérimenter sa propre intelligence créatrice.


¹ Voir aussi: La physiologie humaine: Expression du Veda et de la littérature védique

Yoga et Vedānta

Maharishi parle du rôle du Maître et de la valeur des Écritures. (en anglais)

Les six systèmes de la philosophie indienne, les six valeurs des Darśanas dans la littérature védique – Nyāya, Vaiśeṣika, Sāṁkhya, Yoga, Karma Mīmāṁsā et Vedānta – sont structurés dans le non-manifesté, puis ils se développent pour devenir plus concrets au niveau intellectuel, puis mental, puis sensoriel, et enfin comportemental.

«Sans le Yoga, le Vedānta est incomplet. Sans le Vedānta, le Yoga est inachevé. Telle est la relation entre les deux systèmes les plus efficaces de la philosophie indienne [Darśanas]. “Efficaces” dans le sens de l’illumination. Le Yoga et le Vedānta. Et ce ne sont là que deux aspects de la philosophie indienne [Darśanas]! Il existe quatre autres systèmes de “philosophie indienne”. […]

[…] Le Yoga donne la connaissance par la perception directe, la connaissance par la perception directe. La compréhension intellectuelle de la perception clarifie de nombreux autres points qui peuvent être soulevés même lorsque la perception directe a été trouvée.

Et qu’est-ce que c’est? Le Vedānta dit: «Je suis Cela.» “Cela” signifie cet Être transcendantal non-manifesté. Le Yoga permet d’en faire l’expérience. L’état de Cela est expérimenté par le Yoga. Ayant fait l’expérience de Cela – parce que dans cet Être pur il n’y a rien… ce que c’est, personne ne le sait – le Vedānta dit: «Tu es Cela». Il fait de cette connaissance par expérience directe, il fait de cet objet de connaissance par expérience directe une chose personnelle, une chose intime. Ainsi la connaissance devient éveillée (vivante).

Le Vedānta fait de la connaissance gagnée par le Yoga une connaissance vivante. C’est la valeur du Vedānta, qui va au-delà de la connaissance gagnée par l’expérience directe grâce au Yoga.» – Maharishi Mahesh Yogi, Rishikesh, 1967

La vision du Maharishi Mahesh Yogi sur le Vedānta, la connaissance ultime de la vie, et son application pour apporter la paix dans le monde – de la philosophie à la science.

Le Vedānta, une étoile brillante dans la galaxie de la littérature védique, fait partie intégrante des six Darśanas ou Upaṅgas du Veda, à savoir Nyāya, Vaiśeṣika, Sāṁkhya, Yoga, Karma Mīmāṁsā et Vedānta. Le Vedānta traite de la connaissance et de l’expérience de l’essence de la totalité de la vie et d’un chemin systématique vers la plus haute évolution possible pour l’humanité.

Le Vedānta, la cognition védique de Vyāsa, met en lumière Brahman comme la source, le cours et le but ultimes de la vie et Mokṣa ou l’illumination comme le chemin pratique vers le plus haut sommet de l’évolution humaine. Le Brahma Sūtra de Vyāsa commence par la quête de la connaissance totale de la vie avec les mots “Athāto Brahma-Jigyāsā” – «Maintenant, à partir d’ici, le désir de connaître Brahman» et trouve son accomplissement dans les Mahāvākyas des Vedas, tels que “Aham Brahmasmi” – «Je suis la Totalité», “Tat Tvam Asi” – «Tu es Cela», “Ayam Ātmā Brahm” – «Ce Soi est Brahman» et “Sarvaṁ Khalu Idaṁ Brahm” – «Tout ceci est la Totalité», et dans les aphorismes de la Bhagavad-Gītā tels que “Eṣā Brāhmī Sthitiḥ” – «C’est l’état de Brahman». Le Vedānta traite de la connaissance et de l’expérience de la vérité ultime de la vie – Brahman, le connaissant plus rien ne reste à connaître.

Maharishi Mahesh Yogi a réussi à apporter la lumière du Vedānta au monde entier par ses enseignements et par l’expérience directe de la nature du niveau unifié du Soi, à travers sa technique de Méditation Transcendantale.

L’expérience et la connaissance ne sont pas deux choses différentes. Lorsque l’expérience est là, claire et sans ambiguïté, alors la connaissance l’est aussi.

La structure de trois-en-un de la conscience

Major en Science Védique Maharishi à l’Université Maharishi: «La plupart des majeures vous en disent long sur le connu – vous avez beaucoup de faits et de compétences – mais qui êtes-vous? Qu’allez-vous faire de ces connaissances? C’est avec cela que vous obtenez votre diplôme en Science Védique: une connaissance profonde de vous-même.» La Science Védique Maharishi n’est pas une philosophie ou un système de croyances; elle est basée sur et validée par votre propre expérience. «J’ai toujours eu l’impression que les grands philosophes étaient légèrement au-delà de ma capacité à comprendre, mais maintenant je sens que je suis juste là avec eux.» (en anglais)

Les mêmes thèmes (les activités humaines) se répètent de génération en génération mais la différence réside dans leurs niveaux d’intelligence et comment ils sont expérimentées par la conscience humaine. De cette simple réflexion, on peut comprendre que la qualité de l’observateur déterminera la qualité de l’observé. De ce fait, nul besoin de se battre avec les circonstances puisqu’elles ne sont finalement que l’expression de notre conscience. La sagesse veut que la conscience soit pleinement développée pour apprécier pleinement son expression relative. Et c’est ce que je vous souhaite…

Les subtilités intellectuelles de la structure de trois-en-un de la conscience pure.

La conscience a trois qualités à l’intérieur de sa singularité autoréférente – les qualités de connaisseur, de connaissance et de connu – les trois qualités de ‘sujet’ (connaisseur), ‘objet’ (connu) et la relation entre le sujet et l’objet (le processus de connaissance). Partout, où il y a relation sujet/objet; partout, où le sujet est relié à l’objet; partout, où le sujet expérimente l’objet; partout, où le sujet connaît l’objet, les trois, ensemble, sont les indications de l’existence de la conscience.

L’univers avec son observateur exprime les trois valeurs de l’observateur, du processus d’observation et de l’objet d’observation; donc, il est l’indicateur de l’existence de la conscience. Sans conscience il n’y a pas d’expérience!

L’univers, avec son observateur, est l’expression de la conscience dans son état autoréférent. L’observateur étant conscient de l’univers, est conscient de son propre état autoréférent.

La réalité que l’univers est l’observateur lui-même est la réalité de la révélation totale de la conscience; c’est le potentiel total de la conscience; c’est la réalité totale de la conscience.

Lorsque nous disons la réalité totale de la conscience, nous voulons dire la conscience dans son état autoréférent, où la conscience se connaît elle-même et rien d’autre. Cet état de conscience est la conscience pure. Un autre état de conscience est lorsqu’elle connaît autre chose; alors elle est connue comme étant la conscience ‘objet référent’, parce que tout objet peut seulement être perçu en vertu de la qualité d’intelligence de la conscience, qui crée l’observateur et le processus d’observation à l’intérieur de la singularité de l’état autoréférent de la conscience.

Ceci établit que l’état ‘objet référent’ de la conscience est aussi à l’intérieur de l’état autoréférent de la conscience.

Les 12 principes fondamentaux de la Science Védique Maharishi

Description des états supérieurs de conscience

1. Il existe sept états de conscience, et notre droit de naissance est de vivre dans l’état le plus élevé.

2. Les états supérieurs sont caractérisés par l’habileté dans l’action, l’action juste spontanée et le soutien de la nature.

3. À chaque état de conscience correspond un état physiologique.

4. Chaque individu est cosmique.

5. Le but de la vie est l’expansion du bonheur.

6. La connaissance est structurée dans la conscience; la connaissance est différente dans différents états de conscience. 

Le Veda est le plan de la création et est localisé dans la conscience autoréférente. 

7. Le Veda et la littérature védique sont structurés dans la conscience autoréférente.

8. La physiologie humaine est l’expression du Veda et de la littérature védique.

9. La connaissance a un pouvoir organisation; la connaissance pure a un pouvoir organisation infini. Les technologies védiques développent les états de conscience supérieurs

10. Les technologies védiques de la conscience déploient le plein potentiel.

11. La conscience individuelle et la conscience collective sont réciproques, comme le démontre l’Effet Maharishi.

12. La connaissance est la rencontre entre le connaisseur et le connu par le biais du processus de connaissance.

Ce n’est pas la personne qui est important, c’est le principe! Qu’est-ce qu’une personne sans les principes ci-dessus? Maharishi dit autre chose: «Ce n’est pas ce que l’on dit qui est important mais ce que l’on rayonne.» Cela suggère que la conscience est l’élément primordial dans l’évolution puisqu’elle est la source de toutes les possibilités. On peut en déduire que si le principe est là, la conscience l’est aussi.

L’approche de la Médecine Védique Maharishi

Maharishi fait revivre l’Ayurveda (en anglais)

L’Ayurveda est considéré comme le plus ancien système de santé, qui plus est, se pratique encore de nos jours. Avec la Médecine Védique Maharishi, nous passons à un tout autre niveau d’efficacité qui fait appel au fondement même de l’existence, c’est à dire la pure conscience. La corrélation infinie qui caractérise ce niveau fondamental a un pouvoir d’organisation infinie qui seul, peut mettre un terme à tout déséquilibre petit ou grand.

Tiré de la conférence de presse du 27.04.2005

Dr Hagelin: «Merci beaucoup Maharishi pour cette belle réponse. Il y a une question pratique sur la crise des soins médicaux d’aujourd’hui et notre solution alternative. L’intérêt dans la médecine alternative et complémentaire continue à s’intensifier dans le monde entier. Par exemple, un sondage publié la semaine dernière, a montré que presque soixante dix pour cent de la population aux Etats-Unis croit que les thérapies alternatives pourraient être aussi bénéfiques ou plus bénéfiques que la médecine occidentale. Les plus jeunes gens sont même plus enclins à accepter les alternatives. Seulement vingt quatre pour cent des jeunes gens aujourd’hui croient que la médecine occidentale est la seule voie légitime de diagnostiquer et de traiter les problèmes de santé. Le rejet croissant de la médecine occidentale a laissé un énorme vide dans les soins médicaux, avec les gens cherchant une large étendue d’alternatives. Pourquoi les gens devraient chercher spécifiquement la Médecine Védique Maharishi? Comment son approche védique servira mieux les besoins des gens?»

Maharishi: «Parce que la physiologie, la partie physique de la vie, est faite du Veda. Elle est védique. Le corps, la physiologie, est védique. La médecine moderne traite le corps sur le niveau du corps. L’approche védique de la santé traite le corps à partir de sa cause. La cause du corps physique est la conscience, et la conscience est juste le flot de l’intelligence, le flot de la conscience individuelle, le flot de la conscience.

«Avec le flot de la conscience, appliquée à la transformation physiologique de la conscience – ce qui signifie le corps – le traitement part du niveau causal. C’est pourquoi la propre intelligence interne du corps guérit le corps. L’intelligence interne du corps elle-même est inspirée par le chuchotement des mélodies védiques, et elle ajuste le fonctionnement désordonnées de la physiologie.

«La médecine moderne s’est d’accord, quelle que soit la recherche qu’ils ont fait, mais ces effets secondaires sont horribles. Le monde le sait. L’allopathie continuera aussi longtemps que cette approche védique n’est pas minutieusement pratiquée par les gens dans le monde

«C’est une approche de la conscience. Quand vous voulez la feuille et l’arbre, les branches, les fleurs, les fruits, tout doit être nourrit, alors la technique est d’arroser la racine d’où la sève prend sa nourriture et son fonctionnement ordonné. De même, la conscience ou l’esprit est un grand véhicule pour que la vie soit absolument comme nous l’aimerions.

«Nous pouvons, même sans savoir, commencer à utiliser ceci ou cela, et nous pouvons soit prendre la bonne chose à faire, la bonne vibration ou prendre quelque chose de mauvais. C’est pourquoi nous allons simplement par la tradition des Pandits Védiques. L’authenticité réside en faisant simplement ce que le Veda dit. Le Veda dit: «Faites ceci, faites ceci, faites ceci.» Nous ferons cela et cela, et le résultat sera avec nous. 

«C’est une très bonne chose. Seulement, ça prend du temps pour atteindre les gens, et il y a tant de facteurs. Nous avons parlé de ces valeurs: le Sthapatya Veda pour l’ingénierie et pour la prévention et pour la guérison. Tout ça sont des réalités très précieuses des fondements de toute vie physique dans la conscience.

«C’est une chose merveilleuse. En ceci, comment nous pouvons le décrire, est que nous utilisons l’intelligence interne propre au corps pour corriger les troubles du fonctionnement physiologique. Nous inspirons l’intelligence interne propre au corps. Nous inspirons l’intelligence interne propre au corps à fonctionner, et une fois que l’intelligence interne fonctionne, elle met en ordre tout fonctionnement désordonné qui a commencé. C’est un merveilleux moyen de guérison, de prévention, de tout, sans médecines extérieures.

«Nous sommes satisfaits que quelque chose est entendu être meilleur dans une certaine partie du monde. C’est une indication générale que quelque chose est en train de se produire. Nous sommes conscients comment petits sont nos efforts, mais même une petite bougie dans l’environnement d’une pièce sombre commencera à apporter un certain espoir d’amélioration, même dans une petite mesure.»

Maharishi a dit que les soins médicaux basés sur la conscience sont comme la profession de jardinier, qui est formé à s’occuper de la santé et du bien-être de toute la plante – les feuilles, les fleurs, les fruits et les branches – en s’occupant de la sève, qui est l’ingrédient fondamental de la totalité de la plante. «Nous apprenons de la profession de jardinier – s’occuper de la cause pour s’occuper de l’effet – de s’occuper de la conscience pour s’occuper de la physiologie.»


Voir aussi: La Conscience est la cause du corps physique

Voir aussi: La Médecine Védique Maharishi

Les mantras du Veda – une réalité éternelle du champ unifié

40 aspects du Veda et de la littérature védique dans la physiologie humaine

«Tout ceci est Brahm – la Totalité, l’Entièreté», signifie que seule la conscience est. La réalité de la Conscience d’Unité est merveilleusement exprimée par cette expression védique. Lorsque l’on vit cette expérience de conscience de manière permanente, alors ce genre d’expression védique prend toute leur signification. Inutile de rappeler que les écritures quelles qu’elles soient, n’ont de réelles valeurs que sur la base de l’expérience…

La principale incompréhension du Ṛk, Sāma, Yajur et Atharva Veda est le point de vue selon lequel les quatre Vedas sont des objets à connaître ou à étudier. Ṛco akṣare parame vyoman exprime aux érudits védiques la vérité que les mantras des quatre Vedas – la Saṁhitā – sont les impulsions des lois de la nature créées par l’effondrement de la plénitude du champ unifié et résident éternellement dans ce continuum infini. Il n’est donc possible de vraiment rendre justice à la Saṁhitā qu’en expérimentant le champ unifié comme l’état le plus simple de sa propre conscience, comme son propre Soi, à travers la Technologie Maharishi du Champ Unifié, et en découvrant ainsi les impulsions du Veda qui se meuvent dans ce champ unifié. Alors quiconque peut dire la vérité sur le Veda, non pas que «je connais le Veda», mais que «je suis le Veda» – Vedo’ham. Les Ṛṣis védiques, les voyants, ne créent pas les mantras du Veda – le Veda crée le Ṛṣi, ce genre de conscience qui dans son état autoréférent peut expérimenter les mantras du Veda se mouvant à l’intérieur de sa propre existence, c’est cela un Ṛṣi védique. Ainsi, les mantras des quatre Vedas sont Apauruṣeya¹ – non pas la création d’esprits individuels – ni même d’esprits individuels illuminés comme c’est le cas pour d’autres parties de textes védiques – mais sont non individuels, une réalité perpétuelle du dynamisme infini du champ unifié, qui peut être découvert en sondant la profondeur ultime de la réalité à n’importe quel point de création. Selon Maharishi, les Upaniṣads, les Āraṇyakas et les Brāhmaṇas, qui manifestent le pouvoir d’organisation infini présent dans les mantras des quatre Vedas, sont aussi Apauruṣeya dans leur caractère. Ces branches de la littérature expriment respectivement la valeur du pouvoir d’organisation des valeurs de Ṛṣi, Devatā et Chandas des mantras védiques.

Selon Maharishi, tous les aphorismes de toutes les autres branches principales de la littérature védique – Upāṅgas, Upaniṣads, Smṛtis, Vedāṅgas, Itihāsas et Purāṇas – ont leur origine dans les mantras des Vedas. La recherche montrera que toutes les expressions de tout type de texte védique peuvent être reliées à des mantras spécifiques du Ṛk Veda, Sāma Veda, Yajur Veda et Atharva Veda. La connaissance complète de chaque branche de la littérature védique sera localisée dans les mantras sous une forme hautement concentrée. Par exemple, les mantras seront vus comme la source de toute la connaissance des Sidhis contenus dans le Yoga Sūtras de Patañjali et toute la connaissance de la santé parfaite contenue dans la Caraka Saṁhitā.

La vie est l’expansion du bonheur… faisons tout ce qui est en notre pouvoir afin de générer un bonheur illimité et ainsi gagner le plein soutien de la nature, qui se caractérisera par plus pureté dans la conscience collective et des décisions en accord avec les lois universelles.


¹ सगुण ब्रह्म – निगुण ब्रह्म
saguṇa brahm – nirguṇa brahm
«l’état de vide avec qualités – l’état de vide sans qualité»
L’administration extérieure est un écho de l’administration intérieure. Quelque chose se passe à l’intérieur de l’Ātmā – quelque chose partant de ‘A’ et devenant ‘Ma’, quelque chose devenant ‘Ma’ et quelque chose devenant ‘A’. C’est donc le langage autoréférent. C’est dans la terminologie sanskrite – Nitya Apauruṣeya Veda. Personne n’a fait le Veda. Le Veda est quelque chose d’auto-créé et ce quelque chose a deux valeurs. Il est l’état de vide, l’état de vide avec qualités, et l’état de vide, l’état de vide sans qualité. L’état de vide avec qualités – Saguṇa Brahm, l’état de vide sans qualité – Nirguṇa Brahm.» – Maharishi Mahesh Yogi, 30 décembre 2007, Congrès Mondial des Rājās

La Constitution de l’Univers

Maharishi explique: Les pandits védiques animent la Constitution de l’Univers (en anglais)

Un merveilleux exposé sur la Constitution de l’Univers par Maharishi en réponse à une profonde question. Effectivement, trop souvent, nous pouvons entendre quelque chose, sans pour autant que cela soulève de question. Hors, la question permet une élaboration plus poussée du sujet et une compréhension plus englobante.

Conférence de presse de Maharishi du 15.10.2003

Question: Maharishi a décrit la Constitution de l’Univers comme une force toute puissante dans la nature qui maintient l’harmonie entre l’infini et un point. Je suis nouveau à la terminologie de Maharishi, aussi je ne suis pas clair sur ce que Maharishi veut dire exactement par ‘point et infini’ dans ce contexte. Comment ce processus apportera la paix au monde qui est déchiré par la violence et la haine. Maharishi a aussi dit que vous pouvez pénétrer l’infini à travers un point. Qu’est-ce que vous voulez dire par-là, comment pouvez-vous pénétrer l’infini à travers un point. Donc, la question est: «Comment la Constitution de l’Univers, si elle est appliquée aux différentes nations, réalise la souveraineté, et quelle est la signification de l’infini et du point dans cette connexion?»

Maharishi: Une très bonne question! C’est mon domaine et je vous l’expliquerais en quelques minutes, cela ne prendra pas beaucoup de temps.

L’entière Constitution de l’Univers nous est disponible dans un mot – c’est un mot védique – dans un mot, l’entière Constitution de l’Univers est donnée. Et elle est développée dans deux mots, dans trois mots, dans quatre mots, des énormes galaxies d’expressions sont là pour apporter plus de précision sur la Constitution de l’Univers.

Maintenant, quel est cet unique expression de la Constitution de l’Univers? Le mot est ‘A’! ‘A’ est la première lettre du langage védique – le langage sanskrit. De la même façon, ‘A’ est la première lettre dans beaucoup d’autres langages. ‘A’ signifie l’univers entier parce qu’il est l’expression de la Constitution de l’Univers.

La Constitution de l’Univers signifie toutes les lois qui gouvernent le comportement d’une chose avec l’autre, qui gouvernent la relation de l’Un avec l’Autre – l’innombrable diversité est reliée à chacune des valeurs de l’infini. Cela signifie: [l’innombrable diversité] est reliée au point – l’infini est reliée au point.

La réalité est que l’infini est fait de points, l’infini est fait de points. Qu’est-ce que l’infini? Point, point, point, point, point, point. Donc, l’entière Constitution, cela signifie les lois qui établissent la relation de l’un avec l’autre.

Dans ce cas, nous considérons la relation de l’infinie diversité avec l’unité! C’est la constitution cosmique, c’est la Constitution de l’Univers: comment un point est relié aux autres points dans la diversité infiniment étendue de l’existence ou de la réalité ou de l’intelligence. Un et beaucoup. Un et beaucoup. Quelle est la relation de un et beaucoup? C’est décidé par la Constitution de l’Univers! La Constitution de la Loi Naturelle. La Constitution Totale de la Loi Naturelle. La Loi Naturelle Totale.

À propos de la Constitution de la Loi Naturelle, il y a une chose très spéciale. La chose spéciale est que la Loi Naturelle totale fonctionne partout. La Loi Naturelle totale fonctionne partout! La loi Naturelle totale est animé partout.

Et la Loi Naturelle totale signifie, nous pouvons le résumer en termes de la relation de l’infini avec son point. L’infini à son point. L’infini à son point. La relation de l’infini à son point est l’intelligence cosmique – la Loi Naturelle totale. C’est la Constitution de l’Univers. La Constitution de l’Univers.

D’innombrable points, d’innombrable variétés dans l’univers, innombrable comme vous connaissez l’univers: un nombre infini de soleils, mais en nombre infini. Comment pouvez-vous l’avoir, et où l’avez-vous dans son état unifié? Vous l’avez au point. Quelque soit ce qu’il y a dans l’infini, vous l’avez au point parce que l’infini est faite de points. L’infini est point, point, point, point. Si vous voulez saisir l’infini, combien d’années lumières devez-vous parcourir dans toutes les directions? Une infinité. Comment pouvez-vous le saisir? Car vous pouvez le saisir! La littérature Védique vous le dit: «Vous pouvez le saisir!» Où pouvez-vous le saisir? Vous pouvez le saisir dans un point. Et où pouvez-vous avoir le point? Vous pouvez avoir le point en vous-même.

Donc, ici est une Constitution de l’Univers animée à l’intérieur d’un point, à l’intérieur de vous! À l’intérieur de votre corps, à l’intérieur de votre esprit, à l’intérieur de votre intellect, à l’intérieur de votre Soi, à l’intérieur de votre Être transcendantal – un point, un point.

Donc, si vous voulez avoir la Constitution Totale de l’Univers, la seule façon dont vous pouvez l’avoir est: saisissez le point, amener votre attention au point! C’est la Science Védique! Où est le point? Le point est: AHAM! ‘A’ et son point ‘am’. ‘Am’ – le point. Le point fait le ‘Je’. Où est ‘am’? Il est en moi! Le ‘Je’ est le point central où la Constitution Totale de l’Univers est animée. Elle est animée en‘Je’, en Moi, dans l’Être, dans le Champ Unifié autoréférent, dans l’Être, le Champ Unifié autoréférent.

Comment pouvez-vous l’avoir? Vous pouvez l’avoir parce que c’est un point. Et le point est, n’importe où vous pouvez l’avoir: ici, là, partout. N’importe où vous pouvez l’avoir. Partout vous pouvez l’avoir. C’est pourquoi la Constitution de l’Univers est omnisciente, omnipotente. Omnisciente, elle connaît toute chose. Un point parce que c’est un point d’infini. Un point: parce qu’il est un point d’infini, il est l’infini! Il se connaît lui-même! Quand le point se connaît lui-même, parce qu’il est un point d’infini, il ne connaît pas un point mais l’infini. Que vous l’appeliez infini ou un point – c’est la même chose. Que vous l’appeliez unité ou diversité – c’est la même chose!

Un mot le désigne: la Constitution ou la Loi Naturelle! Lorsque nous disons la Loi Naturelle, il est implicite que c’est en référence à n’importe quoi, et c’est en référence à toute chose. La Loi Naturelle: en référence à n’importe quoi, en référence à toute chose.

Cette chose est – maintenant, j’en arrive à une conclusion – cette chose est la chose Totale. Quelque soit ce qui est n’importe où, c’est dans cela! La Constitution de l’Univers, le point à l’intérieur de moi-même, le Champ Unifié autoréférent, la totalité, l’omniprésence, l’omniprésence.

L’amener à sa conscience, est l’éducation, afin que notre conscience soit toujours animée en termes de toutes les possibilités. La ‘Constitution de l’Univers animée’ signifie toutes les possibilités animées dans son Soi. C’est s’élever à l’Invincibilité! De nouveau, c’est s’élever à un état libre de problème. L’administration élevée à ce niveau de la Constitution de l’Univers signifie l’administration orientée vers la prévention – libre de problème!

Et c’est le don que je peux donner à tout gouvernement! C’est mon don préféré le plus cher, aux leaders de l’humanité, aux organisateurs de la société, aux administrateurs des gouvernements. Ici, est quelque chose de si simple pour moi. Je connais comment allumer la lampe. Je connais comment éliminer l’obscurité. Je peux apporter la totalité de l’infini dans un point. Je pourrais animer le point dans l’esprit de l’homme, dans l’intellect de l’homme, dans l’Être de l’homme, dans l’existence autoréférente de l’individu et d’une nation, et du monde, et de l’univers. Cela est ma possession aujourd’hui, et je suis affectueusement préparé à le donner. Par amour – seulement l’amour, c’est tout. C’est ma tradition des Maîtres Védiques. J’ai la connaissance, j’ai la faveur de la Tradition Védique des Maîtres.

La Tradition Védique signifie la tradition de Connaissance, la tradition de Connaissance. Les Vedas ont été très, très incorrectement compris, incorrectement interprétés. C’est pourquoi, il y a de la souffrance dans le monde, qu’il y a tous les problèmes dans la vie partout, c’est pourquoi tout ce chaos dans le monde. Parce que la vie n’est pas illuminée par la Connaissance. La vie n’est pas vécue selon la Connaissance.

Mais maintenant, elle est complètement à notre portée. J’ai créé un terrain, ce que j’ai dit pendant toutes ces 50 dernières années et ce que la Tradition Védique a dit, est une réalité, est une réalité de la vie! Ce corps humain semble être un corps physique mais le physique entier est une expression de la conscience.

C’est comme tous ces milliers de feuilles, de branches, de fruits, de fleurs. Un arbre est juste l’expression de la sève. Donc, il y a une chose qui est une base commune à toutes les diverses choses et c’est le domaine de la Pure Intelligence, où toutes les lois de la nature sont ensemble. Dans l’unisson, elles fonctionnent tout le temps ensemble dans cet état d’unité de la conscience.

J’ai créé un gouvernement, le gouvernement Raja Rām, le digne gouvernement du niveau de la conscience d’unité. La conscience d’unité. Le niveau suprême du niveau le plus évolué de l’existence de la vie humaine. Un gouvernement comme cela. Qu’est-ce que c’est ce gouvernement? C’est un gouvernement de la paix – le Gouvernement de la paix. Quel est ce gouvernement? Le gouvernement est aussi ordonné que l’ordre que l’on peux voir dans l’univers galactique infini. Ce qui prévaut est l’ordre, l’ordre, l’ordre.

Maintenant, vous devriez vous réjouir. Je devrais aussi me réjouir d’en parler, vous devriez vous réjouir de l’entendre. Comme il est simple le fonctionnement de la Constitution de l’Univers! Il y a deux ou trois mots dans toute la littérature védique qui résume toute la chose. Un mot est ‘A’.

Maintenant, ce ‘A’ est comme le son d’un marché à distance. Quand vous êtes loin du marché, tous les innombrable sons à l’intérieur du marché paraissent être ‘A, A, A, A’ – un genre de son holistique. À mesure que vous vous rapprochez de cette unique son, commence à apparaître plusieurs sons, beaucoup de sons. Au moment où vous êtes au marché, vous pouvez entendre le vendeur de mangues parler à propos de la mangue, le vendeur de diamant parler à propos de diamants. Donc, les détails des lois se présentent quand vous êtes dans la zone spécifique de ces lois. Mais totalement, vous avez la loi unique de la syllabe. La loi unique de la syllabe est ‘Aaaa’.

Et combien de syllabes se présentent de l’intérieur même du ‘A’? Il y a une évolution très, très systématique à l’intérieur du ‘A’ en huit: A-I-U-Ṛ. Ce sont les lettres de l’alphabet du langage sanskrit. A-I-U-Ṛ comme cela, il y en a huit. Dans les huit est ‘Am’. ‘A’ est l’infini. ‘Am’ (Ma) est le point. De l’infini au point est la version étendue de la version holistique même de la Constitution de l’Univers.

Et celles-ci ont été expliquées dans la littérature védique en termes d’une valeur – Ātmā. Ātmā – une valeur. ‘A’- de nouveau, commençant à partir de ‘A’, ‘A’- significatif d’un Ātmā, à travers ce ‘A’ – comment la Constitution de l’Univers fonctionne, très intéressant à connaître, vous l’apprécierez dans une minute, la totalité du mystère sera fini?

Qu’est-ce que la Constitution de l’Univers? Elle est exprimée dans trois mots de la littérature védique. Les trois mots sont: Śruti, Smṛti et Purāṇa. Une énorme littérature au nom de Śruti, une énorme littérature au nom de Smṛti, une énorme littérature au nom de Purāṇa – Śruti, Smṛti, Purāṇa.

Śruti signifie ‘ce qui est entendu’. Très simple, il n’y a aucun mysticisme ici. Śruti signifie ce qui est entendu – je parle, vous entendez – Śruti.

À partir d’où je parle? Je parle à partir de l’intérieur de moi-même. Donc, la conversation a sa fondation dans ma pensée. La pensée est sur la base de la mémoire – ma mémoire. La mémoire est ‘quelque chose de silencieux’.

Et alors, cette tranquillité devient expressive, alors elle commence à être entendue. Il y a la mémoire et il y a le son, son expression. Śruti est le son et Smṛti est la mémoire.

La troisième valeur explique clairement de quoi est faite la mémoire. Cette mémoire est faite de cette matière qui est appelée Purāṇa. Śruti, Smṛti et Purāṇa. Dans une minute, je rendrai cela très clair avec un exemple, mais écoutez simplement ceci.

Śruti, Smṛti et Purāṇa. Le son. Avant le son est la mémoire. Mais la mémoire, qu’est-ce que c’est? La mémoire vient de la matière qui est appelé Purāṇa.

Purāṇa signifie ‘ancien’, rien de nouveau ici. Purāṇa signifie ‘ce qui était là avant’. Purāṇa est ce qui était là avant – c’est une question de bon sens – ce qui était là avant, était le ‘non-manifesté’. Le non-manifesté est la matière – faites attention! – Le non-manifesté est la matière dans laquelle la mémoire est présente. La mémoire de quoi? La mémoire peut seulement être de quelque chose qui a existé avant.

Ici, dans ces mots, est la propriété (la qualité) de fonctionnement de la Constitution de l’Univers. La propriété de fonctionnement de la Constitution de l’Univers est dans la mémoire. Cela signifie ‘comme c’était avant’. Les mots sanskrits pour cela sont: «Yathā Pūrvam Akalpayat.» «Yathā Pūrvam Akalpayat»: ‘comme c’était avant’.

Donc, ‘l’ancien’, qui signifie Purāṇa – ce qui était là avant. Ce qui était là avant est maintenant dans la structure de Purāṇa qui est la mémoire. Et la mémoire enfle et elle devient entendue et cette audition est le Veda. L’audition est ‘A, A, A, A’. Et alors l’Ātmā commence à être vocale. Elle s’expriment dans des mots.

Donc, le fonctionnement de la Constitution de l’Univers – un très agréable point le concernant est, que l’activité de la Constitution de l’Univers – faites attention! – l’activité de la Constitution de l’Univers est ‘comme c’était avant’, point! Ceci est une formidable expression pour la variété infinie des activités qui structurent et maintiennent l’ordre dans la création.

Comment l’ordre est créé et maintenu avec cet univers infiniment étendu? Comment l’ordre est maintenu? Parce que comme c’était avant, point, fini.

L’entière procédure compliquée de la connaissance – toutes les complexités ou les simplicités du fonctionnement de la Constitution de l’Univers réside dans cette unique expression ‘comme c’était avant’… Un manguier, la graine germe, il grandit, devient un arbre et ceci et ces feuilles, fleurs et fruits, aigre et sucré, tout jus, toute la chose est ‘comme c’était avant’. Quelque soit ce que vous prenez – le soleil, la lune, la galaxie, quoi que ce soit, ici, là, comme ça: ‘comme c’était avant’, ‘comme c’était avant’, ‘comme c’était avant’.

C’est le secret de l’ordre infini maintenu dans l’activité universelle à partir de l’infinité du temps. Ceci nous donne une très claire compréhension en ce qui concerne comment la Loi Naturelle fonctionne. Elle ne fonctionne pas pour des nouvelles valeurs. Cette expression, même en anglais, ‘rien n’est nouveau sous le soleil’, la même chose est répétée. Le même soleil, le même vieux soleil se lève à nouveau tous les jours…

… quand nous disons la Constitution de l’Univers influencera la constitution faite par l’homme de toute nation, nous signifions qu’il y aura un continuum d’ordre de génération en génération, de génération en génération. Ceci signifie, que ce n’est pas l’homme qui est important, c’est le principe qui est important, le principe qui est important.

Et ce [principe] on l’obtient de l’idéal védique dans la littérature védique… Quand Rāma fut envoyé dans la forêt, son plus jeune frère reçu le trône. Ce qu’il a fait, fut qu’il vénérait simplement Rāma, il se rappelait simplement de Rāma, c’est tout. Et ce fut Rāma, qui est Brahm, la Constitution Totale de l’Univers, la connaissance totale, qui gouvernait, qui réellement gouverne.

Comment la vie de l’homme est gouvernée? Elle est gouvernée par ‘comme elle a été gouvernée dans le passé’, rien de nouveau! La Constitution de l’Univers signifie: la même chose est répétée, répétée, répétée. La même mémoire, la même mémoire.

Donc, c’est Śruti, Smṛti, Purāṇa. Śruti, Smṛti et Purāṇa. Ce sont les trois mots. Dans ces trois mots ce qui est prédominant est un mot ‘A’. ‘A’ est un son, ‘A’ est une mémoire, ‘A’ est de cette matière non matérielle – le non manifesté. ‘A’ est la voix du non manifesté, la voix du Soi, la voix de l’infini.

Ainsi, ce que je dis, c’est que la Constitution de l’Univers est de loin plus facile, d’une manière naturelle, a mettre en pratique que les lois faites par l’homme. Et les lois faites par l’homme signifient les échecs humains et les faiblesses humaines.

Les lois faites par l’homme peuvent être proches ou éloignées de la Loi Naturelle et donc, de la Constitution de l’Univers, ce qui sera immanquablement source d’erreurs et d’échecs. Apprendre à fonctionner à ce niveau fondamentale de la Loi Naturelle, n’est pas seulement une garantie de succès mais aussi un moyen de corriger les erreurs du passé, car l’énergie investie est réorientée dans les réalisations présentes pour une plénitude immédiate.


Voir aussi: Engager le pouvoir d’organisation infini de la Constitution de l’Univers pour réaliser notre désir

Voir aussi: Śruti, Smṛti, Purāṇa

Voir aussi: Les gouvernements sont invités à adopter la Constitution cosmique de l’Univers (en anglais)

Le Premier Maṇḍala du Ṛk Veda

Récitation du Ṛk Veda que Maharishi appelle la Constitution de l’Univers

Pour ceux ou celles qui seraient inspirés à vouloir lire l’ensemble de la Littérature Védique en Sanskrit, il est possible de le faire en cliquant sur le lien suivant: http://vedicreserve.mum.edu 

En vous armant de patience et en étant persévérant, vous atteindrez votre but. Sinon, en restant focalisé sur votre programme et la compréhension intellectuelle des mécanismes de l’évolution, vous serez également au top.

La vérité la plus profonde concernant l’étude des textes védiques est exprimée dans le premier Maṇḍala¹ du Ṛk Veda lui-même:

ऋचो अक्षरे परमे व्योमन् यस्मिन्देवा
अधि विश्वे निषेदुः
यस्तन्न वेद किमृचा करिष्यति
य इत्तद्विदुस्त इमे समासते
ṛco akṣare parame vyoman
yasmin devā adhi viśve niṣeduḥ
yas tan na veda kim ṛcā kariṣyati
ya it tad vidus ta ime samāsate
Ṛk Veda Saṃhitā 1.164.39
«Les versets du Veda existent dans l’effondrement de la plénitude (le kṣara de ‘A’) dans le domaine transcendantal, la conscience autoréférente, le Soi, dans lequel résident tous les Devā, les impulsions d’Intelligence Créatrice, les lois de la nature responsable de tout l’univers manifesté. Celui dont la conscience n’est pas ouverte à ce domaine, que peuvent les versets accomplir pour lui? Ceux qui connaissent cette réalité sont établis dans l’égalité, la Totalité de la vie.»

La compréhension du Veda sur la base de l’expérience directe du Champ Unifié

Ce niveau de la réalité est connu de tout étudiant de l’Université Védique Maharishi à travers la pratique de la Technologie Maharishi du Champ Unifié. À travers leur expérience du Champ Unifié (le domaine de la ‘plénitude’) les étudiants sont capables de découvrir dans le laboratoire de leur propre conscience les mêmes lois éternelles de la nature connues des anciens sages védiques, et expérimentent le processus de brisure séquentielle dynamique de symétrie par le moyen duquel le Champ Unifié s’exprime lui-même dans les différentes couches de l’univers manifesté. La connaissance qu’ils gagnent n’est pas une connaissance empruntée, mais est créée de nouveau dans leur propre conscience par leur profonde expérience durant la pratique de la Technologie Maharishi du Champ Unifié et est confirmée dans leur étude des textes védiques, qui contient le témoignage de ces expériences au fil du temps.

La citation du premier Maṇḍala de Ṛk Veda révèle aussi une vérité profonde à propos de l’étude védique: «Celui dont la conscience n’est pas ouverte à ce champ, qu’est-ce que les versets (du Veda) peuvent accomplir pour lui?»

Sans l’expérience du niveau unifié de la réalité, un érudit védique aura une compréhension totalement insuffisante de la signification des textes védiques. L’absence de cette expérience dans la vie même des plus grands érudits et experts védiques a conduit à des incompréhensions grossières sur la valeur des textes védiques pour gagner une connaissance complète de la Loi Naturelle et appliquer cette connaissance pour créer l’équilibre dans la vie des nations.

En raison de cette incompréhension, les textes védiques ont souvent été interprétés comme signifiant quelque chose qui est pratiquement le contraire de leur sens réel. La Bhagavad-Gītā déclare: nistraiguṇyo bhavārjuna. Cette expression a été généralement comprise comme signifiant: «Soyez indifférent aux trois guṇas – au domaine de l’activité.» Cette incompréhension a conduit des millions de personnes à essayer de créer une humeur d’indifférence à leur propre activité, qui a été destructrice pour leur évolution, et le succès et le bonheur de leurs vies. Le sens de cette expression dans la perspective de la vision éclairée de Maharishi est: «Sois en dehors des trois guṇas, O Arjuna!» En d’autres termes, transcendes le champ de l’action, expérimentes directement le Champ Unifié de toutes les lois de la nature avec sa créativité et son pouvoir d’organisation infinie, et, comme il est dit plus tard: yogasthaḥ kuru karmāṇi – accomplis l’action à partir de ce niveau de vie pour glorifier chaque aspect de la vie. Le contraste entre l’accomplissement dynamique, créatif et plein de succès de ce niveau et l’accomplissement résultant de l’incompréhension de ce verset ne pourrait guère être plus grand.

Toute la Littérature Védique expose les mécanismes du Veda. Lorsqu’on pratique le programme de MT-Sidhi, on anime dans notre conscience autoréférente ces fines impulsions d’intelligence créatrice à la base du fonctionnement de la physiologie humaine mais également de l’univers toujours en expansion. Quand Maharaja Adhiraj Rajaram dit que l’individu est cosmique, il déclare explicitement que l’accès aux mécanismes de la création est disponible à quiconque désirant rétablir l’ordre et l’harmonie à tous les niveaux du développement de la création. C’est dans la Bible où il est dit: «Ce que je fais, vous pouvez le faire et bien plus encore.» C’est le niveau du Management Védique, qui ne laisse rien au hazard. Tout est régit par l’Intelligence Cosmique.


¹ Le Veda est exprimé en Maṇḍala, en cercles. Dans un cercle, le point de départ est le point d’arrivée. Le point final, Vedānt, est le point de départ du Veda. Ainsi, le Veda est exprimé dans le cercle – il tourne et tourne, il continue éternellement à l’intérieur de lui-même. C’est l’état de conscience autoréférent. Elle se réfère à elle-même. C’est un mouvement circulaire à l’intérieur de sa propre valeur.

Comprendre la nature décuplée de la vie

L’Approche Védique de la Santé est la meilleure approche en raison de la structure intrinsèquement Védique du corps, affirme Maharishi Mahesh Yogi. (en anglais)

«Rien de nouveau sous le soleil.» Le sujet a déjà été abordé mais en voici un rappel. Puruṣa est le silence non manifesté et Parā Prakṛti est le dynamisme dans ce silence non manifesté. Puis, nous avons les huit Prakṛti ou les huit swaras. Et enfin, l’objet d’observation. On retrouve ici la connaissance des états supérieurs de conscience avec la valeur de témoignage (Puruṣa), le raffinement de perception (les huit Prakṛti ou les huit swaras), pour finalement voir l’objet en terme de Soi (Parā Prakṛti).

Le premier principe de base de l’Éducation Védique Maharishi est le principe du déploiement séquentiel.

Le deuxième principe de base qui sous-tend l’Éducation Védique Maharishi est que la vie est fondamentalement décuplée. Elle possède une nature divisée octuple et une double nature non manifestée, non divisée, à sa source.

Le Champ Unifié de la Loi Naturelle est le niveau de la nature double, non divisée. Le Champ Unifié a un niveau silencieux, abstrait, non-manifesté, et il a un dynamisme dans ce silence non-manifesté.

La nature divisée octuple de la vie, qui s’exprime d’abord dans les huit Swaras Védiques, les huit réverbérations fondamentales de la conscience exprimées comme les huit voyelles sanskrites: a, i, u, ṛ, ḷ, e, o et aṃ.

[La Connaissance Totale en une syllabe ‘A’ et la version étendue de cette connaissance dans les huit syllabes.]

Ces sons ne sont pas arbitraires; ils sont la vibration réelle de onde, la vibration sonore, de ces huit modes fondamentaux de la conscience. Il s’agit d’une perception directe de la réalité. Le langage Védique n’est pas un langage créé par l’homme. C’est un langage de la réverbération de la conscience.

Le deuxième niveau d’élaboration, chacune de ces voyelles a une Prakṛti, ou nature, correspondant aux huit blocs de construction fondamentaux de la création, les huit éléments: terre, eau, feu, air, espace, et l’esprit, l’intellect et l’ego, les trois éléments subjectifs de la création.

La création tout entière, y compris la physiologie humaine, est constituée de ces blocs de construction fondamentaux, réverbérations fondamentales de la conscience, et reflète la nature décuplée de la vie. La double nature non-manifestée de la vie est visible dans la conscience de l’individu, et la nature octuple divisée est exprimée dans la physiologie humaine. 

L’élément terre représente les systèmes solides du corps, le système musculo-squelettique; l’élément eau représente les systèmes fluides du corps, les systèmes rénal et cardiovasculaire; l’élément feu représente les systèmes métaboliques exprimés dans le tractus gastro-intestinal; l’élément air représente le système gazeux exprimé dans les systèmes respiratoires; l’Ākāśa, l’espace, s’exprime dans les éléments spatiaux du corps, les articulations et tous les espaces à l’intérieur du corps. L’élément esprit s’exprime dans l’hypothalamus et les systèmes endocrinien et reproducteur; l’intellect s’exprime dans le thalamus et les systèmes immunologiques; et enfin l’ego s’exprime dans le cerveau et le système neuro-physiologique.

La physiologie humaine est réellement l’expression du Veda et de la Littérature Védique, ce qui sous-entend que les potentialités de l’homme sont illimitées, encore faudrait-il lui permettre de les actualiser.