Les états supérieurs de conscience et le cœur

Dans le processus de développement des états supérieurs de conscience, le cœur a un rôle très important en tant que demeure du sentiment, de la mémoire et de l’Ojas.

Tout raffinement du système nerveux s’exprime à travers le cœur. 

Le texte qui suit, résume comment maintenir le cœur sur la voie de l’amour afin de soutenir la croissance des états supérieurs de conscience.

Les sept manières ayurvédiques, de bon sens pour garder votre cœur en bonne santé.

Les maladies de cœur sont la cause majeure d’être une inquiétude de santé en Europe et en Amérique du Nord, pourtant, à la fois la médecine moderne et l’Ayur-Veda Maharishi s’accordent à dire qu’il y a des choses que nous pouvons faire chaque jour pour garder un cœur en bonne santé. Ici, nous offrons quelques suggestions pour vous permettre de commencer. Prenez en une ou deux et commencez avec si vous voulez, et alors ajoutez en deux de plus, toutes les quelques semaines, jusqu’à ce que vous viviez naturellement un style de vie pour un cœur en bonne santé.

BONUS: Pas simplement votre cœur mais votre physiologie entière vous remerciera.

Eliminez le stress en douceur

Selon l’Ayur-Veda Maharishi, une approche holistique pour un cœur en bonne santé requière que vous nourrissiez aussi bien le cœur émotionnel que le cœur physique. Le cœur n’est pas juste une pompe – c’est la source de toutes les émotions, qu’elles soient de joie et de griserie ou de tristesse et de frustration. Le stress mental et émotionnel peut perturber le cœur émotionnel. Pratiquer la Méditation Transcendantale, une technique de développement de la conscience, deux fois par jour, a montré dans des études de recherches, aider à faire baisser la pression artérielle, à renverser le processus d’une obstruction artérielle et à augmenter la résistance à tous les types de stress. Les compléments à base de plantes de l’Ayur-Veda Maharishi, la ‘Paix de l’Esprit’ et ‘Blissful Joy’, nourrissent l’esprit et les émotions et contiennent des plantes comme Brahmi, Ashwagandha et Arjuna, toutes réputées pour leur influence positive sur l’esprit et le cœur émotionnel.

Cultivez le positif

Chercher activement le bien-être mental et émotionnel peut aider le cœur émotionnel à prospérer. L’Ayur-Veda Maharishi parle de l’Ojas, la substance qui maintient la vie. C’est le sous-produit le plus fin de la digestion et le maître coordinateur de toutes les activités de l’esprit et du corps. L’Ojas conduit à la béatitude, au contentement, à la vitalité et à la longévité. La force intérieure, l’équilibre et la culture d’attitudes et d’émotions positives accroissent l’Ojas. Passez un moment chaque jour sur les activités qui vous apportent le contentement et le bonheur. Écoutez de la musique apaisante ou élevante, appréciez la sereine beauté naturelle, élevez les émotions et l’esprit avec l’aromathérapie et buvez par petites gorgées des infusions relaxantes. Maintenez une attitude positive et éloignez-vous de toutes situations qui vous bouleversent ou vous mettent en colère.

Mangez bien

On dit que l’étape la plus décisive que vous pouvez prendre vers une santé du cœur est d’avoir une alimentation qui fasse ami-ami avec celui-ci. Pour une société qui est habituée au fast-food et à manger en chemin, c’est souvent l’étape la plus difficile à prendre et à maintenir. Mais, il y a des petites choses que vous pouvez faire pour rendre votre alimentation plus favorable à votre cœur. Mangez plus de portions de fruits frais et de légumes, commencez votre journée avec une compote de pommes ou de poires, incluez des amandes blanchies, que vous aurez pris soins de faire tremper toute la nuit, dans votre alimentation, revêtez vos légumes avec du jus de citron vert et mangez des épices favorables au cœur telles que le poivre noir fraichement moulu et l’épice au pouvoir antioxydant, le curcuma. Préférez les aliments frais aux aliments conditionnés ou aux restes, les aliments légers à ceux qui baignent dans l’huile de friture et les aliments cuisinés et chauds aux aliments froids et lourds. Un Rasayana antioxydant tel que l’Amrit Kalash Maharishi de l’Ayur-Veda Maharishi est un excellent support nutritionnel et un constructeur de l’Ojas.

Mangez soigneusement

Comment vous mangez est aussi important pour la santé de votre cœur (et la santé en générale) que ce que vous mangez. Mangez modérément – la ‘portion’ ayurvédique idéale est le contenu de vos deux paumes de mains en forme de coupe. 

Ne sautez pas les repas, parce que manger trois repas à des heures régulières chaque jour, forme votre digestion à prévoir et à digérer votre nourriture. Stimuler une digestion paresseuse avec une rondelle de gingembre, du sel et du jus de citron vert 15 minutes avant le repas. Ayez du lassi, fait en mélangeant une portion de yaourt frais avec trois portions d’eau, au déjeuner. Relevez-le avec du cumin moulu, légèrement revenu et du cilantro (ce serait en fait des feuilles de coriandre) frais. Ne mettez pas à l’épreuve votre digestion en mangeant tard le soir ou en mangeant un repas lourd au dîner.

Purifiez l’ama de la physiologie

L’ama est le sous-produit d’une digestion incomplète et s’accumule dans les vaisseaux sanguins et ailleurs dans votre corps. L’Ayur-Veda Maharishi recommande le Pañchakarma – un programme de nettoyage interne – avec tout changement de saison pour aider le corps à déloger l’ama. Autrement, les compléments alimentaires, le Pure Body Detox (MA 1010) et le Pure Body Detox Pitta (MA 1663) sont élaborés pour nettoyer les tissus adipeux (meda) de l’ama.

Autres choses que vous pouvez faire pour vous débarrasser de l’ama – buvez beaucoup d’eau chaud au cours la journée, allez au lit à 22 heures pour aider le corps à se nettoyer lui-même durant le temps de purification naturelle, ayez une alimentation plus légère, riche en fibre et en antioxydants, tirée des fruits, légumes, céréales complètes et noix (dans un sens général).

Faites de l’exercice modérément et régulièrement

Vous n’avez pas à faire une séance d’entraînement fatigante cinq fois par semaine. La clé est la régularité. Si vous suivez le principe ayurvédique de ‘balārdh’ – s’entraîner à la moitié de sa capacité – vous pouvez vous exercer chaque jour sans mettre sous tension vos muscles. Marcher est un excellent exercice pour qui que ce soit et une excellente thérapie également. Le matin de bonne heure est idéal pour faire une promenade de 30 minutes. Elle n’aidera pas seulement votre cœur, elle vous préparera pour la journée en prenant soins de votre circulation et de votre métabolisme.

Le système de santé du cœur – des recommandations spécifiques

De la perspective ayurvédique, le cœur est le siège de ‘Prana’ – l’énergie de vie – qui est maintenue par un équilibre délicat ‘d’Agni’ (l’énergie de l’élément solaire) et ‘Soma’ (l’énergie de l’élément lunaire). L’excès de stress mental et émotionnel fait dépérir soma dans le cœur. Le cœur est aussi le siège de ‘l’Ojas’, la substance à l’intérieur de nous qui maintient la vie et promeut la béatitude et la longévité. Pour protéger et nourrir le cœur physique et émotionnel, il est essentiel de promouvoir à la fois Soma et Ojas. La santé du cœur est gouverné aussi par les trois sous-doshas: ‘Sadhaka Pitta” (l’équilibre émotionnelle), Avalambaka Kapha (la stabilité, la force et le sens de la sécurité) et Vyana Vata (le flot sanguin et le battement du cœur).

Une approche holistique à la santé du cœur

Le système de santé du cœur nourrit le cœur physique et le cœur émotionnel pour une approche complète et équilibrée de la santé cardiovasculaire. C’est un programme qui prend en compte tous les facteurs clés à la santé du cœur, tels que l’alimentation, le style de vie et la routine quotidienne. Le complément à base de plantes Cardio Support (MA1816) contient des plantes qui nourrissent les aspects physiques et émotionnels du cœur; qui nettoient les canaux et les gardent propres de l’ama (toxines); qui rechargent votre capacité à supporter le stress et qui équilibrent le cholestérol dans le corps.

Les conseils du système de santé du cœur

Prenez le complément alimentaire ‘Cardio Support’ (MA1816) pour protéger et nourrir à la fois le cœur physique et émotionnel. Ce complément à base de plantes augmente la résistance naturelle au stress et promeut un meilleur sommeil. ‘Cardio Support’ équilibre aussi le cholestérol en purifiant les tissus adipeux.

Les compléments à base plantes de l’Ayur-Veda Maharishi, ‘Paix de l’Esprit’ (MA1401) et ‘Blissful Joy’ (MA1402), nourrissent l’esprit et les émotions et contiennent des plantes comme Brahmi, Ashwagandha et Arjuna, toutes renommées pour leur influence positive sur l’esprit et le cœur émotionnel.

Le complément à base de plantes ‘Pure Body Detox Pitta’ (MA1663) est conçu pour nettoyer en douceur les tissus adipeux (medha) de l’ama (les toxines).

Appliquez ‘l’Huile de Massage Rajeunissante pour Homme ou pour Femme’ sur vos mains et pieds avant de vous coucher. Cette huile non grasse s’absorbe rapidement et vous aide à apprécier un sommeil plus profond et plus détendu.

Diffusez ‘l’Huile Aromathérapeutique Humeur Egale’ lorsque le stress vous fait voir rouge ou que votre humeur s’enflamme. Prenez une longue respiration et permettez à ce mélange apaisant de cinq huiles essentielles pures de gentiment faire disparaitre votre irritation.

Prenez les compléments à base de plantes ‘Amrit Nectar’ (MA4) et ‘Ambrosia’ (MA5) – l’Amrit Kalash Maharishi – pour aider à nourrir votre cerveau et pour augmenter votre endurance au stress sur une base à long terme. 

Les recommandations diététiques

Incluez le fruit mûr ou le jus de grenade dans votre alimentation quotidienne

La Confiture de Pétales de Rose est particulièrement bénéfique pour équilibrer l’influence de Vata et Pitta sur le cœur 

Mangez beaucoup de légumes à feuilles vertes, cuisinés avec des épices et buvez du lassi au déjeuner 

Mangez modérément – La portion ayurvédique idéale est ce qui remplit vos deux paumes de main en forme de coupe

Stimulez une digestion paresseuse avec du gingembre frais et du citron vert 

Mangez des aliments qui créent plus d’Ojas, ce qui inclut le lait, le ghee, les céréales complètes, les légumes biologiques frais et les fruits sucrés et juteux

La connaissance de la singularité et de la multiplicité – l’étendue totale de la connaissance

Par la rédaction de Global Good News, 20 octobre 2008

Lors de l’inauguration de l’Université Védique Maharishi aux États-Unis le 12 janvier 1985, à Washington DC, Maharishi a expliqué:

«Lorsque la conscience est complètement autoréférente, elle se connaît elle-même. Dans cet état unifié, nous trouvons trois valeurs – le connaisseur, le connu et le processus de connaissance. Quand ils sont simultanément trois et un, il y a une contraction infinie pour rester un et une expansion pour devenir trois. 

«Il y a une pulsation ou un dynamisme infini de l’infini convergeant en un point et un point s’étendant à l’infini. Ce dynamisme infini de la nature autoréférente de la conscience pure crée ce bourdonnement ou cette vibration qui est le Veda.»

Le 11 janvier, il a dit que la conscience pure, étant autoréférente, se connaît elle-même. Elle est donc son propre connaisseur, processus de connaissance, et connu – soit Ṛṣi, Devatā et Chandas [dans le langage védique].

«La conscience pure est une, complètement ouverte à elle-même; et elle est trois, parce qu’elle est l’observateur, l’observé et l’observation. Elle est un et trois, le point et l’infini, en même temps. 

«La conscience, connaissant à la fois sa valeur de point et l’infini en même temps, doit être ici, là et partout. Cela donne un dynamisme infini,» explique Maharishi. 

«La connaissance de un et de trois ou la singularité et la multiplicité, est l’étendue totale de la connaissance. Cela donne une connaissance précise d’un point et de sa relation avec n’importe quel autre point où que ce soit et partout. Cette relation d’un point avec l’infini est le fondement de la connaissance du passé, du présent et du futur.

«En connaissant un point, il est possible de calculer précisément les caractéristiques de tous les points futurs. Le Programme de MT-Sidhi est un moyen de développer subjectivement la connaissance de l’astrologue védique ou Jyotish-Vidya, cette totalité de la connaissance qui révélera le passé, le présent et le futur – de n’importe quel aspect, n’importe où, à tout moment. 

«La recherche à l’Université Védique Maharishi se fera dans le domaine de la conscience; elle ne dépendra pas d’un grand nombre de livres de bibliothèque. Les livres de la littérature védique ancienne et de la littérature moderne de physique, de chimie et de mathématiques serviront à vérifier l’expérience du Programme de Méditation Transcendantale et de MT-Sidhi.

«La littérature védique est l’enregistrement du fonctionnement des impulsions de la nature. Ces impulsions sont de trois en un: Ṛṣi, Devatā et Chandas. En sachant comment Ṛṣi, Devatā ou Chandas fonctionne aujourd’hui, nous pouvons prédire comment il fonctionnera demain. S’il y aura une déviation du chemin naturel de l’évolution, s’il y aura un déséquilibre, il pourra alors être amendé par l’Ayur-Veda Maharishi. 

«Le niveau non-manifesté de l’un et trois ensemble est le fondement de la loi. Manu, le premier législateur [dans l’ancienne tradition védique], indique qu’à partir de ce domaine de la vie éternel, toute l’humanité peut recevoir la connaissance de la loi, la lumière de la vie pour guider tout comportement.

«Nous inaugurons la même possession de la loi naturelle qui a été exposée par Manu, Platon et tous les sages du passé qui ont établi des sièges de connaissance. Une université est un lieu de création de la connaissance, pour guider l’étudiant à localiser ce tout puissant siège de la connaissance en lui. 

«Puisque l’état de conscience de soi est un et trois en même temps, il doit y avoir un échange, une impulsion,» poursuit Maharishi. «Cette résonance dans le non-manifesté est clairement entendue – ceci est Śruti, [‘Ce qui est entendu’], le Veda. 

«L’impulsion du Veda s’apprécie elle-même, elle est entendue par elle-même. Le rythme avec lequel elle est entendu est Chandas, son observateur est Ṛṣi, et ce qui relie l’observateur et l’observé est Devatā.

«Il y a une connexion entre Ṛṣi, Devatā et Chandas parce qu’ils sont trois, et il y a perte de connexion entre eux parce qu’ils sont un. L’émergence et la perte de connexion se produisent si fréquemment que cette vibration ou ce bourdonnement est une réalité éternelle – c’est le Veda. 

«À partir de cette impulsion fondamentale, la nature se multiplie, crée l’univers tout entier et le gouverne. Le but de l’Université Védique est de déployer ce domaine fonctionnant déjà de toutes les possibilités en chacun de nous.»

Maharishi a ensuite expliqué que le Karma Mimamsa, l’analyse de l’action, [un aspect de la littérature védique], couvre non seulement la valeur manifestée de l’action, mais aussi le domaine non-manifesté de l’action où les trois sont en un. Toute action émerge de la singularité de la conscience pure, qui est en elle-même la trinité de Ṛṣi, Devatā et Chandas. 

«La singularité est le siège du Yoga [un autre aspect de la littérature védique]; les trois sont le domaine du Karma Mimamsa; et l’unité de l’un et trois dans le Soi est le Vedanta. Toutes les différentes théories de la connaissance trouvent leur origine dans cet état où l’un est trois – la Saṁhitā [l’unité, l’unicité, la totalité] du Veda. Tous les différents aspects de la littérature védique sont les versions élaborées de cette totalité de la connaissance à l’intérieur de soi-même.»

Pour la version en anglais: https://excellenceinaction.globalgoodnews.com/2008/08-oct/oct11.html

Animer le niveau transcendantal de la parole

par la rédaction de Global Good News, 30 septembre 2008

Présenté dans son livre «Maharishi parle au éducateurs: la maîtrise sur la loi naturelle», cette conférence a été donnée aux leaders dans le domaine de l’éducation à Hyderabad, dans l’Andhra Pradesh, en Inde, le 22 juillet 1978.

Maharishi a commencé par citer un verset de la littérature védique: «La société de l’homme parle turiya – la parole de turiya est la parole transcendantale, la source de toute parole.»

«Dans la Technique de Méditation Transcendantale, la pensée devient de plus en plus fine,» dit Maharishi. «Les excitations de la conscience s’apaisent dans l’état de Samadhi, Turiya, la Conscience Transcendantale.

«La parole transcendantale est la perfection de la parole humaine: c’est la parole intégrée, dans laquelle la source de la parole est contenue dans les expressions de la parole.

«La source infiniment silencieuse de la parole résonne en elle-même comme la parole védique, l’expression éternelle de la loi naturelle, l’impulsion de la conscience, à la base de toute création.

«La parole transcendantale est la langue des Sidhas. Un Sidha est celui qui pense à partir de la forme la plus simple de conscience, le domaine de toutes les possibilités, et qui accomplit ainsi tout par simple intention.»

Grâce à la Méditation Transcendantale et au Programme de Méditation Transcendantale Sidhi de Maharishi, chaque individu peut devenir un Sidha, capable de fonctionner spontanément en accord avec la loi naturelle.

«Pour que Turiya devienne une réalité vivante, il suffit de laisser les excitations de l’esprit s’apaiser dans l’état de Samadhi, puis de créer des impulsions dans cet état de conscience stable. Immédiatement la valeur totale de l’impulsion devient la nature de la conscience.

«Le système nerveux humain est capable de promouvoir ce niveau de conscience qui est à la fois actif et silencieux,» dit Maharishi. «De ce niveau tout-puissant de la pensée et de la parole, le potentiel d’action est infini.

La nature de Turiya est la créativité infinie et la béatitude, Ananda. Ce niveau de Conscience Transcendantale, le niveau fondamental de la loi naturelle, est la conscience de béatitude.

«Toute la création manifestée émerge de cette valeur non-manifestée, que la littérature védique décrit comme Ananda,» poursuit Maharishi. «La conscience humaine a la capacité de se réaliser elle-même comme la source de toute création – Brahm, la Totalité.

«La vie active doit être soutenue par le fondement de l’action – le silence,» a dit Maharishi. «Ceci est exprimé dans la Bhagavad-Gita par ‘Yogasthah kuru karmani’ (Bhagavad Gita, 2.48), «Établi dans le silence, accomplis l’action». Quand l’action est fondée sur Turiya, la Conscience Transcendantale, elle est soutenue par le domaine de toutes les possibilités et est toujours couronnée de succès.

«Le secret de la créativité révélé par la Bhagavad-Gita est ‘Prakritim swam avashtabhya visrijami punah punah’, «Ayant recours à ma propre Nature, établie dans mon Soi, je crée encore et encore» (Bhagavad-Gita, 9.8). La créativité s’épanouit dans toute sa valeur grâce au mouvement intérieur de la conscience.

«Quand la conscience est ouverte au niveau de Turiya, aussi connu sous le nom d’Ak-kshara – l’état d’existence non manifesté et éternel, la conscience transcendantale – la demeure de toutes les lois de la nature, alors on est établi dans l’unité de la vie. L’idéal de l’unité est l’état de conscience complètement intégré, qui est à la fois infiniment silencieux et infiniment dynamique,» dit Maharishi.

À travers la Méditation Transcendantale et le Programme de Méditation Transcendantale Sidhi, toute pensée, parole et action deviennent des impulsions d’Ananda. Par nature, tout le monde veut se réjouir parce que la nature de la vie est béatitude. «Pendant la pratique de la Méditation Transcendantale, la conscience s’ouvre à sa propre nature, qui est la conscience de béatitude,» dit Maharishi.

Maharishi a révélé que la Méditation Transcendantale «est fondée sur la nature de la vie, qui est de grandir, d’aller vers plus et plus. Pendant la pratique de la Méditation Transcendantale, l’esprit atteint l’état de conscience infinie, illimitée, le domaine de toutes les possibilités, qui apporte la plénitude à la nature de la vie.

«La connaissance de toutes les possibilités dans le domaine de la conscience est la connaissance de cette génération. Cette connaissance, qui est la sagesse éternelle du Veda, a maintenant été développée par la science moderne, et c’est le point de rencontre du Veda et de la science, de l’Est et de l’Ouest, dans un souffle de vie.»

Pour la version en anglais: https://excellenceinaction.globalgoodnews.com/2008/08-sept/sept12.html

Vivre la santé selon l’Ayur-Veda Maharishi (11)

Les Marmas: les points vitaux qui connectent l’esprit et la matière

Voilà un aspect de l’Ayur-Veda Maharishi qui revient au goût du jour. Les marmas sont les points de jonction en la conscience et la matière, et ils ont finalement une grande importance dans notre pratique du programme de MT et MT-Sidhi mais aussi celle de l’Ayur-Veda Maharishi.

Si l’ojas est la sève de l’arbre de la vie, les marmas sont les racines, les points où l’arbre se connecte au sol. «Les marmas sont les points de jonctions entre la conscience et la physiologie,» dit le Dr. Averbach. «Dans le processus de manifestation, il doit y avoir quelques étapes fondamentales d’où les autres étapes émergent. Les marmas sont presque les expressions premières de la conscience.»

Ceci étant le cas, les marmas ont une influence beaucoup plus large que les autres points dans le corps. «Ils sont comme une centrale téléphonique d’où les autres lignes viennent,» dit le Dr. Averbach. «Si vous touchez la centrale téléphonique, elle ira dans toutes les autres directions. Lorsque l’on équilibre et anime les marmas, ils produisent une stimulation, la santé parfaite et la béatitude. Ils peuvent faire tout cela parce qu’ils connectent le corps quantique avec son aspect classique, plus exprimé (le corps physique); animer les marmas, c’est comme augmenter le flot de sève à travers l’arbre.

L’ancienne littérature ayurvédique localise 107 marmas, mais considère les marmas de la tête et du torse comme étant plus important que ceux des membres. Les trois marmas, connus comme ‘Mahamarmas’, sont spécialement importants. Ils sont dans la tête (le shira marma), le plexus solaire (le hrdaya ou marma du ‘cœur’) et la région pelvique inférieure (le basti marma). Le marma de la tête traite avec la compréhension et la discrimination, le marma du cœur avec le sentiment et le basti avec les fonctions physiques.

Ces trois marmas sont les sièges principaux de Ṛśi, Devatā et Chandas dans la physiologie. Ṛśi, la valeur de témoin de la conscience est associé principalement avec le marma de la tête. Devatā, la valeur d’activité, est plus associé avec le cœur et Chandas avec la région basti (Chandas, qui donne lieu à la matière, cache ou couvre la conscience, mais aussi la protège). «Les trois principaux marmas sont les racines de la physiologie,» dit le Dr. Averbach.

«Il y a une explication des marmas dans la Caraka Saṁhitā, le plus ancient texte ayurvédique et un chapitre dans l’autre texte majeur, la Suśruta Saṁhitā,» dit le Dr. Averbach. «Mais pour beaucoup de Vaidyas modernes (les médecins ayurvédiques), l’idée de la marmathérapie est presque inconnu. Ils connaissent les marmas comme les points vitaux qui lorsqu’ils sont endommagés causent d’insupportable douleur ou même la mort. Mais Maharishi a réintroduit le domaine connu classiquement comme la marma chikitsa, qui anime les marmas pour supporter la santé et la béatitude dans la physiologie.»

«Comment animer et équilibrer les marmas? Les marmas peuvent-être touchés sur le 

niveau grossier des points sur la peau et la marmathérapie implique des techniques très subtils pour rétablir ainsi l’équilibre entre Ṛśi, Devatā et Chandas,» dit le Dr. Rothenberg.

«Nous touchons aussi les marmas par notre conscience. Ceci se produit chaque fois que nous avons une douleur, qui est la façon de la nature d’attirer l’attention à une zone qui en a besoin. L’attention augmente la connexion entre la conscience et la physiologie, qui stimule les mécanismes auto-réparateurs du corps. Si la conscience est cohérente, ces mécanismes travaillent très bien.

«Mais les marmas peuvent aussi être touchés sur le niveau du sentiment. Quand quelqu’un dit: «vous avez touché mon cœur», c’est une très littérale déclaration physiologique.» Maharishi a longuement parlé du marma du cœur. Le marma du cœur, nous l’avons vu, traite avec les émotions. «Le sentiment principal est que: «je suis le connaisseur,» dit le Dr. Averbach. La blessure du marma du cœur peut-être structurelle mais les plus profondes sont émotionnelles. «Ces blessures s’élèvent de la contradiction des émotions, lorsque l’on doit choisir entre ceci et cela. C’est dans le ‘ou’ que le vide s’étend et dans ce vide le dommage s’élève,» continu le Dr. Averbach. «Cette indétermination est simplement sur le niveau du sentiment, car en réalité rien dans l’univers n’est indécis. Maharishi dit que cette indétermination est un mal créant un trou noir dans la conscience pleinement éveillée. C’est le résultat du sentiment non-développé. Il vient de l’expérience de «je ne sais pas ce qui se produira, ceci ou cela. Ceci crée le dommage sur le niveau le plus fin du sentiment, le niveau du marma du cœur.» 

«Quand nous violons les lois de la nature, cela crée du stress dans le système – ces stress sont comme des blocs ou des ébréchures,» dit le Dr. Rothenberg. «Ils sont localisés principalement dans la colonne vertébrale et les marmas. Avec le temps, il se solidifient. Ils résultent d’une blessure sur le fin niveau du sentiment. Les trois expériences qui les causent spécialement sont: les doutes, la déception et le refus (le rejet). Maharishi dit que toute petite déception apporte quelques stress dans la physiologie. Les doutes et les refus créent quelques stress dans le système nerveux. Par moment, ces stress se solidifient. Le manque de plénitude des désirs est la cause fondamentale et on devrait toujours être satisfait à moins que l’océan de béatitude soit bouillonnant tout le temps.»

Comment animer les marmas: les approches

«La béatitude a la valeur d’enlever ces blocs de stress; ceci est le programme de MT et de MT-Sidhi,» dit le Dr. Rothenberg. «Mais la dissolution de ces blocs peut-être accéléré par des techniques physiques également, spécialement l’animation physique des marmas, puisque les marmas ont une telle vaste influence. Ceci est le rôle du Pañchakarma et des exercices védiques. Ils s’utilisent comme un ciseau sur les épais dépots.» Voici les approches que l’Ayur-Veda Maharishi utilise pour aider à enlever les blocs et animer les marmas afin qu’ils opèrent vers de plus en plus de santé parfaite.

Les marmas sont des points de rencontre et de fusion entre la conscience et la matière. Il en existe 107 localisés sur la peau et situés dans les régions stratégiques de la physiologie et du réseau subtil des Nadis et des Chakras.

Ces points vitaux et énergétiques permettent de réguler la circulation de l’énergie pranique, lien entre le corps subtil et le corps physique. La stimulation douce et spécifique des marmas amène l’élimination de certains blocages qui restreignent le flot énergétique et déséquilibre ainsi la relation entre l’esprit et le corps.

Chaque point marmas est connecté à l’un des 3 doshas 

Vata, Pitta et Kapha et plus précisément, l’un des 15 sous-doshas des 3 humeurs biologiques. C’est ainsi que sur ces 107 points vitaux, les 2/3 sont dominés par le dosha Vata, 1/3 par le dosha Pitta, 3 points seulement étant reliés au dosha Kapha.

Par conséquent, la marmathérapie est particulièrement indiquée pour tous les déséquilibres Vata et secondairement en thérapie d’appoint pour les déséquilibres du dosha Pitta. Cette thérapeutique est particulièrement utile pour soulager tous les désordres psychosomatiques et pour rétablir l’équilibre du corps subtils en normalisant la circulation de l’énergie pranique par l’élimination des blocages énergétiques qui se trouvent situés dans ces points stratégiques.

Ces points sont également reliés aux organes vitaux de l’organisme en relation avec les différentes fonctions des 15 sous-doshas de Vata, Pitta et Kapha.

C’est pourquoi le thérapeute formé à la marmathérapie doit être à même d’établir un diagnostic précis, principalement à partir de l’examen du pouls, afin de définir les points à traiter pour rééquilibrer l’esprit et le corps. Le massage s’effectue avec de l’huile de sésame médicinale aux huiles essentielles spécifiques ayant un effet pacificateur sur l’un des 3 doshas Vata, Pitta et Kapha.

Parmi les 107 marmas, 3 sont particulièrement importants, on les appelle Mahamarmas. Ils sont situés au niveau du bas ventre pour le traitement du dosha Pitta, et au niveau du front pour le traitement du dosha Vata. Ils sont en relation direct avec le système endocrinien, et les 3 glandes jouant un rôle majeur dans tout le processus de métabolisation: les glandes surrénales, la glande pancréatique et l’hypophyse.

Ces 3 régions sont l’objet d’une attention particulière dans tout traitement de marmathérapie.

Le corps humain est fait de conscience

The Human Body Is Made of Consciousness

Dr. John Hagelin: This question is on consciousness – primary or secondary? Most scientists today hold that consciousness is purely a byproduct of electrochemical processes in the brain and that without the body there is no consciousness, no awareness, no life. On the other hand, the scientific conclusion of Dr. Tony Nader is that consciousness is primary and that physiology is secondary – that the human body is made of consciousness. Would Maharishi please explain how consciousness is primary and how, in fact, consciousness can actually create the human body?

Maharishi: One word would be the answer of it. The word is “unmanifest”. There is the manifest, and the other thing is unmanifest. It’s manifest and unmanifest; it’s diversity and unity. Together they are reality. Together, not one, not the other.

Now, those who are practicing Transcendental Meditation know that there are moments in their awareness where consciousness is the only thing that there is. This is Transcendental Consciousness. There is no awareness of the body. So in that state, one is the other. It’s a matter of where one’s awareness is.

This is very beautifully explained in the Vedic literature. There is a section of Vedic Literature called Nyaya. Nyaya is the lamp at the door. You have a lamp at the door. What it does, it lights the inside, and it lights the outside. So there is light outside and light inside. There is a line of balance where outside and inside both meet together, and that is the reality.

So your argument is brilliant when you say one needs the other. Absolutely one needs the other. One is the other. And that gets settled in one word: “unmanifest”.

Now this unmanifest is that level where silence and dynamism both are in harmony. Both are in harmony, silence and dynamism. It’s not only the body, not only consciousness.

How to get to this level? When one is not meditating, then only the body is primary. When only the body is primary, then the other part – which is more quiet, more silent, more fluid – it is more basic we say, because consciousness is boundary-less. No space-time boundaries.

The body has boundaries. Consciousness is unbounded. So when the boundaries are there, you can move from boundary to boundary to boundary. Then you can come to the point value of the boundary. There you will have the boundary and the unboundedness, both together. So in this case, that law of administration comes that one is the other.

When only one is important – either body is important or consciousness is important – you can’t function. It’s not life.

So we say, “What is life?” It is Unity Consciousness. Unity Consciousness means consciousness in multiple ways and consciousness in its unified state, both together. So one cannot unglue one from the other because in the ultimate reality, the ultimate analysis, both are together. And that is total life. Consciousness and physiology together, both are total.

But in the world when the body is seen to be primary, we have to explain to the people that it is consciousness which is primary. And give them the experience of consciousness. And then one comes to a value where consciousness is physiology.

Le corps humain est fait de conscience

Dr John Hagelin: Cette question est sur la conscience – première ou secondaire? La plupart des scientifiques d’aujourd’hui soutiennent que la conscience est purement un sous-produit des processus électrochimiques dans le cerveau et que sans le corps il n’y a pas de conscience, pas d’individualité, pas de vie. D’autre part, la conclusion scientifique du Dr Tony Nader est que la conscience est première et que la physiologie est secondaire – que le corps humain est constitué de conscience. Maharishi pourrait-il expliquer comment la conscience est première et comment, en fait, la conscience peut réellement créer le corps humain?

Maharishi: Un seul mot devrait être la réponse. Le mot est «non manifesté». Il y a le manifesté, et l’autre chose est non-manifestée. C’est manifesté et non-manifesté; c’est la diversité et l’unité. Ensemble, ils sont la réalité. Ensemble, pas l’un, pas l’autre.

Maintenant, ceux qui pratiquent la Méditation Transcendantale savent qu’il y a des moments dans leur conscience individuelle où la conscience est la seule chose qui existe. C’est la Conscience Transcendantale. Il n’y a aucune conscience du corps. Donc dans cet état, l’un est l’autre. C’est une question de savoir où est la conscience individuelle.

Ceci est très bien expliqué dans la littérature védique. Il y a une section de la littérature védique appelée Nyaya. Nyaya est la lampe à la porte. Vous avez une lampe à la porte. Qu’est-ce qu’elle fait, elle éclaire l’intérieur, et elle éclaire l’extérieur. Il y a donc de la lumière à l’extérieur et de la lumière à l’intérieur. Il y a une ligne d’équilibre où l’extérieur et l’intérieur se rencontrent, et c’est la réalité.

Votre argument est donc brillant lorsque vous dites que l’un a besoin de l’autre. L’un a absolument besoin de l’autre. L’un est l’autre. Et cela se règle en un mot: «le non-manifesté».

Maintenant, ce non-manifesté est ce niveau où le silence et le dynamisme sont en harmonie. Les deux sont en harmonie, silence et dynamisme. Ce n’est pas seulement le corps, pas seulement la conscience.

Comment accéder à ce niveau? Quand on ne médite pas, seul le corps est premier. Quand seul le corps est premier, alors l’autre partie – qui est plus calme, plus silencieuse, plus fluide – elle est plus fondamentale, disons-nous, parce que la conscience est sans limite. Pas de limites spatio-temporelles.

Le corps a des limites. La conscience est illimitée. Ainsi, lorsque les limites sont en place, vous pouvez passer d’une limite à l’autre. Ensuite, vous pouvez arriver à la valeur ponctuelle de la limite. Là, vous aurez la limite et l’illimité, les deux ensemble. Donc, dans ce cas, la loi de l’administration fait que l’un est l’autre.

Quand un seul est important – le corps est important ou la conscience est importante – vous ne pouvez pas fonctionner. Ce n’est pas la vie.

Alors nous disons: «Qu’est-ce que la vie?» C’est la Conscience d’Unité. La Conscience d’Unité signifie la conscience dans multiples voies et la conscience dans son état unifié, les deux ensemble. On ne peut donc pas décoller l’un de l’autre parce que dans la réalité ultime, l’analyse ultime, les deux sont ensemble. Et c’est la vie totale. La conscience et la physiologie ensemble, les deux sont la totalité.

Mais dans le monde où le corps est considéré comme premier, nous devons expliquer aux gens que c’est la conscience qui est première. Et leur donner l’expérience de la conscience. Et alors on arrive à une valeur où la conscience est la physiologie.

Le système idéal de gagner la connaissance

Par la rédaction de Global Good News, 21 août 2008

Cette conférence* a été donnée par Maharishi en juillet 1972 au Humboldt State College, en Californie, aux États-Unis. 

Maharishi commença par expliquer que le Veda est l’expression des mécanismes de la création et de l’évolution. Chaque son ou nom védique contient en lui toutes les impulsions qui structurent les qualités de l’objet ou de la forme à laquelle il fait référence. 

«Le but entier du Veda est contenu dans un hymne védique,» dit Maharishi. «Ṛicho Ak-kṣhare parame vyoman (Ṛk Veda 1.164.39): Les hymnes du Veda sont structurés dans la valeur non manifestée, éternelle et non changeante de la vie.» 

«Sur ce niveau fondamental de la vie, qui sous-tend et imprègne toute la création, toutes les lois de la nature responsables de l’univers entier fonctionnent. En ouvrant notre conscience à ce fondement transcendantal de la vie, nous gagnons la connaissance de toutes les lois de la nature – les impulsions d’Intelligence Créatrice – exprimées dans les hymnes védiques.

«Celui qui connaît la conscience, la demeure de toutes les lois de la nature, possède la demeure de toute connaissance dans sa conscience. La priorité de la sagesse védique est d’établir la conscience de chacun sur ce niveau non changeant de l’Être, la conscience pure. À partir de ce niveau, les hymnes du Veda sont disponibles pour apporter la connaissance totale de la création,» dit Maharishi. 

Les hymnes védiques ne sont pas l’œuvre de l’homme, ils sont l’expression de la nature elle-même, mettant en lumière les mécanismes de la création et de l’évolution. «Parce que les cognitions védiques sont le langage de la nature, il existe une connexion parfaite entre les impulsions védiques et les processus d’évolution qui régissent chaque niveau de la création,» dit Maharishi.

Maharishi a expliqué que dans le système d’éducation védique, l’étudiant apprend à réciter les hymnes du Veda, structurant ainsi dans sa conscience les expressions de la création entière. À mesure que l’étudiant grandit et que sa conscience se développe, la signification complète de chaque couche d’expressions védiques se déploie progressivement en lui, jusqu’à ce qu’il possède la totalité de la connaissance dans sa conscience. 

Grâce à la pratique régulière de la Méditation Transcendantale et du Programme de Méditation Transcendantale Sidhi, la conscience devient de plus en plus pure, et les significations profondes de la vie se développent chez l’étudiant. À mesure que sa perception devient de plus en plus profonde et raffinée, les mêmes hymnes révèlent des valeurs de plus en plus profondes de signification.

«Dans la valeur superficielle des expressions védiques se trouve la signification des valeurs plus profondes de l’objet,» poursuit Maharishi. «La valeur la plus profonde de chaque objet est la valeur transcendantale, non manifestée, absolue. Lorsque l’état de conscience le plus élevé, la Conscience d’Unité, est atteint, on perçoit la valeur absolue à l’intérieur de toute chose dans la création. 

«Les hymnes védiques, une fois mémorisés, donnent à un homme un trésor de connaissances qu’il peut ouvrir pour valider son expérience à tous les niveaux de la vie – relatif et absolu. De cette façon, la vision absolue acquise dans la Conscience d’Unité devient une réalité vivante de la vie quotidienne.»

Les étapes du progrès dans la vie sont dans le développement de la conscience et donc de vivre de plus en plus la valeur de la vie, de sorte qu’à l’âge de vingt-cinq ans l’étudiant devrait être un citoyen pleinement développé. Le but entier de l’étude de n’importe quel domaine de la connaissance est de faire d’un homme une demeure de toute connaissance. 

Maharishi a dit que tous les domaines d’apprentissage sont ouverts à la spécialisation lorsque la totalité de la connaissance a été structurée dans la conscience.

«Comme les lois de la création et les lois de l’évolution sont toujours les mêmes – peu importe où et quand – la connaissance des mécanismes de la création et de l’évolution sera toujours la même. Par conséquent, les expressions du Veda peuvent être connues comme un langage éternel. 

«Une fois que la connaissance est structurée dans la conscience de l’étudiant, ses applications deviennent très automatiques et spontanées: à mesure que la conscience grandit, des significations plus profondes apparaissent et sont appréciées dans l’expérience pratique.» 

Avec ce système éducatif idéal, à l’âge de vingt-cinq ans, l’étudiant dispose de la totalité de la connaissance structurée dans sa conscience et entre dans les aspects pratiques du monde comme un citoyen responsable et pleinement développé, dont les actions seront justes et efficaces, accomplissant leur but à tout moment et avec la capacité à réaliser spontanément ses désirs. 

Les principaux points de cet exposé sont également présentés dans le livre de Maharishi, Maharishi Speaks to Educators: Mastery over Natural Law.

Pour la version en anglais: https://excellenceinaction.globalgoodnews.com/2008/08-aug/aug10.html

Maharishi parle aux éducateurs de l’immortalité

Par la rédaction de Global Good News, 19 août 2008

Cette conférence a été donnée par Maharishi lors d’un congrès international pour la recherche sur les états supérieurs de conscience tenu à Bangkok, en Thaïlande, du 24 au 26 janvier 1980. Elle est présentée dans le livre de Maharishi, ‘Maharishi Speaks to Educators’ (Maharishi parle aux éducateurs): la maîtrise de la loi naturelle, et donne aux éducateurs un aperçu des possibilités offertes par la pratique de la Méditation Transcendantale, du programme de Méditation Transcendantale Sidhi et l’Éducation Fondée sur la Conscience.

Maharishi a commencé par expliquer que chaque état de conscience a un état physiologique correspondant; il est possible par des mesures physiologiques de déterminer précisément l’état de conscience d’un individu. 

«L’état suprême de conscience, qui est éternel, non-changeant et immortel, doit avoir un état physiologique correspondant. Une telle physiologie aura aussi le caractère de l’immortalité», a-t-il dit. 

«L’immortalité de la physiologie ne signifie pas un état statique de non-changement, mais plutôt un état dans lequel le changement lui-même crée une physiologie qui maintient perpétuellement sa stabilité, ou homéostasie, sans être épuisée ou stressée. Cet état d’immortalité par le changement se voit dans toute la création; tout dans la nature est toujours en train de changer, mais la totalité de l’univers continue encore et encore.»

Dans le processus de l’évolution, deux forces fonctionnent toujours ensemble: l’aspect destructeur de la loi naturelle et l’aspect constructif de la loi naturelle. L’aspect constructif de la loi naturelle est responsable de la croissance du corps, tandis que l’aspect destructeur est responsable de sa détérioration. 

«La longévité résulte d’un état de vie heureux et épanoui», poursuit Maharishi. «Plus grand est le degré de conscience pure, la conscience de béatitude, vécue dans la vie quotidienne, plus longue sera l’espérance de vie. 

L’Ayur-Veda Maharishi est l’aspect de la littérature védique qui traite de la science de la santé parfaite et de l’immortalité, tant pour l’individu que pour la société entière. La santé parfaite au niveau de la société s’exprime dans le Ṛk Veda comme ‘Samitiḥ samānī’, «une société établie dans l’égalité, la similitude et l’harmonie». Malgré toutes les différences au niveau de surface, tous les individus de la société peuvent vivre le même niveau universel de conscience pure et réaliser cet idéal védique de vie.

«Lorsque tous les peuples vivront la conscience pure et jouiront du même soutien de la loi naturelle, l’individu et la société seront libérés des problèmes et trouveront leur plénitude. Toutes les différentes valeurs de la société et tous les systèmes de vie divergents dans le monde d’aujourd’hui trouveront leur plénitude dans notre programme pour développer les états supérieurs de conscience et élever la vie à l’immortalité.» 

Selon la Tradition Védique de la connaissance mise en lumière à notre époque par Maharishi, il est possible pour le système nerveux humain d’atteindre l’état d’immortalité, simplement par une connaissance plus profonde des lois de la nature responsables du processus du vieillissement. 

Le Programme de Méditation Transcendantale et de Méditation Transcendantale Sidhi de Maharishi est la technologie de l’immortalité; il a été scientifiquement prouvé qu’il inverse le processus de vieillissement.

Avec le renouveau de la sagesse védique de Maharishi, le vieillissement n’est plus quelque chose qui effraie, mais plutôt une opportunité pour développer notre plein potentiel. Non seulement nous gagnerons l’immortalité, mais nous la gagnerons dans l’état d’illumination. La science moderne est sur le point de découvrir la valeur ultime dans le domaine de l’inconnu – l’immortalité. 

«L’immortalité est la conscience pure, le domaine de la connaissance pure, le pouvoir d’organisation total de la nature», dit Maharishi. «C’est le domaine de toutes les possibilités, le potentiel infini de la vie, la conscience de béatitude. C’est la gloire de l’ère scientifique – les découvertes scientifiques sont maintenant récompensées par la béatitude.»

Pour la version en anglais: https://excellenceinaction.globalgoodnews.com/2008/08-aug/aug8.html

Vivre la santé selon l’Ayur-Veda Maharishi (9)

Questions et réponses

1) Pourquoi mangeons-nous en premier lieu? 

Maharishi explique que nous mangeons pour gagner un état joyeux et sain de vie dans les états supérieurs de conscience. Nous mangeons pour assimiler l’intelligence de la nature dans notre propre physiologie. Il y a très peu de chose dans la vie qui ont une telle influence directe sur nous comme notre nourriture. Pour cette raison, la nourriture est une partie centrale de la vie védique.

Il y a un proverbe à la campagne en Inde: «L’esprit dépend de la qualité de la nourriture que nous mangeons.» Pour le plein développement de l’esprit, nous avons besoin que la pleine étendue de la loi naturelle soit développée dans l’alimentation. Ceci fera en sorte que notre pensée et notre comportement seront toujours dans une direction évolutive.

Il y a une autre expression védique venant du Rāmāyaṇa – un texte central d’une des 40 branches du Veda et de la littérature védique – qui dit: «Quelque soit ce que nous mangeons, nos Devatā le mangent.»

À partir de la recherche de Maharaja Adhiraj Rajaraam, nous savons que les Devatā sont les incarnations des lois de la nature à l’intérieur de notre physiologie humaine. Ils sont l’intelligence de la nature gouvernant notre fonctionnement physiologique. Quelque soit ce que nous mangeons, cela nourrit cette intelligence. La qualité de la nourriture déterminera alors la qualité du fonctionnement de l’intelligence de notre corps.

2) Quelles sont les principales choses que nous pouvons faire dans notre vie quotidienne pour rester en bonne santé?

Il y a deux choses fondamentales qui doivent être surveillés – l’alimentation et le comportement. Il faut prendre soins des deux, l’alimentation et le comportement.

Ce n’est pas suffisant d’avoir une alimentation sattvique si le comportement ne l’est pas. Il faut travailler les deux simultanément.

Si la maladie se perpétue, c’est que les êtres humains répètent les mêmes erreurs alimentaires et comportementales, de génération en génération. Il ne faut pas en conclure à de l’hérédité! C’est assurément un manque d’éducation correcte. 

Donc, en supprimant l’alimentation polluée chimiquement qui provoque des réactions et des mutations dans le corps, la santé trouvera matière à s’épanouir. Maintenant, nous savons que l’alimentation végétarienne supporte la santé beaucoup plus que l’alimentation carnée. 

La sagesse de la vie a été oubliée et par conséquence des comportements erronés en a résulté. Les modèles comportementaux, fruits du conditionnement de l’éducation fragmentée d’aujourd’hui, incite l’individu à ne plus respecter ses sentiments intérieurs et à le priver de réflexions profondes. 

Parce qu’il y a certaines règles qui ont besoin d’être suivies avec les changements de saisons, comme: quels genres de nourriture manger, ou quelles activités accomplir selon sa constitution physiologique, oublier cela, c’est oublier l’intelligence de la nature qui guident l’évolution de toute chose dans la création.

Manger toutes sortes de trucs à n’importe quel moment, sans harmonie avec les changements de saisons, mesure simplement notre incompréhension de la vie.

Les gens sattvique, à la fois dans leur style de vie et leurs habitudes alimentaires gagnent aussi à être sattvique mentalement. Encore une fois, nous savons d’un esprit perturbé est source d’un grand nombre de problèmes.

3) Qu’entend-on par mentalement sattvique et comment changer la nature de notre esprit?

L’esprit est de trois types – sattvique, rajasique et tamasique. L’esprit sattvique est celui qui reste dans la félicité et hors de la confusion. Vasudaiva kutumbakam, «le monde est ma famille», est le but fondamental de l’esprit sattvique.

L’esprit rajasique est celui qui est plus indulgent dans les plaisirs d’essayer de se garder de plus en plus heureux pour atteindre ce niveau de luxe et de bonheur physique aussi loin que possible. C’est vivre une vie moins pour soi-même mais plus pour les autres aspects. Il faut maintenir un status aux yeux des autres personnes. Que cela soit nuisible ou non, ça n’a pas d’importance!

La propriété tamasique de l’esprit est chez les gens qui trouvent leur bonheur en apportant la douleur et la blessure – le côté sadique de l’esprit. 

Le résultat d’un esprit sattvique est comme nous le dit Guru Dev: «La positivité attire la positivité, le sattva attire le sattva.» C’est ce que nous expérimentons comme étant le support de la nature. 

La principale approche à un esprit sattvique, est bien sûr celle de la pratique de la Méditation Transcendantale. En permettant, à l’esprit conscient d’expérimenter sa propre source, la Méditation Transcendantale offre un moyen direct de rétablir l’ordre et l’harmonie dans le processus de penser. Ce qui amène l’individu à être de plus en plus en accord avec la loi naturelle.

4) Le soleil est indispensable, pourquoi?

Profitez bien du soleil car il est la source principale de vitamine D. Cette vitamine est essentielle pour l’assimilation du calcium qui se trouve dans la nourriture que nous mangeons. Ainsi l’ossature restera en bonne condition. Toutefois, pour prévenir les dommages de la peau en été, évitez tous les aliments ou les comportements qui accroissent le dosha Pitta.

La vitamine D est produite dans notre peau sous l’effet du soleil, et plus précisément sous l’action des rayons ultraviolets. Dans les pays du Nord de l’Europe, 75 % de la population souffre d’une carence en vitamine D pendant l’hiver. Cette carence est d’autant plus répandue que les foies de morue et de flétan, et les poissons gras (sardines, hareng, maquereau, thon etc.) qui sont les principales sources alimentaires de vitamine D, sont de moins en moins consommés.

Une autre source de vitamine D est les produits laitiers.

5) Quelle doit être notre attitude face à la vie?

Prendre les choses comme elles viennent, est la meilleure approche psychologique. Ne pas vivre sous de faux prétextes, ce qui veut dire d’être vigilant et de reconnaître nos réelles aspirations, de nos créations d’humeurs. Dans la Bhagavad Gita, le Seigneur Krishna dit: «Je suis envers eux, comme ils sont envers moi», cela sous-entend que nos réelles aspirations doivent trouver leur plénitude naturellement et spontanément car c’est notre manière d’être. Le reste ne nous appartient pas!

L’intégration de la vie et la nature de la réalisation du Soi

Integration of Life and the Nature of Self-Realization

Excerpt from a talk by Maharishi on 23.06.1971 in Amherst, Massachusetts.

There’s an experience that we all look forward to during our practice of the TM technique. Our mind and body leave the boundaries of daily life behind and settle down to a deep and profound level of rest – an unbounded state of inner silence.

Over time, we may notice that the inner silence we experience during TM begins to stay with us after meditation, and is integrated into the activity of our day. We may have a calmer mind to deal with the seemingly infinite number of requests at work. Or perhaps a colleague or family member is no longer able to “push our buttons.” Or we have the patience to sit and listen to a child’s story at the end of the day.

In this lecture, Maharishi speaks about how we naturally integrate this inner silence with outer activity and enjoy greater fullness of life.

Maharishi: We alternate rest and activity, and rest and activity, and rest and activity, and a time comes when that restful activity becomes a reality. If the activity is restful activity, then it’s the real joy of activity. As long as activity is tiring activity, it’s no good.

What we want is restful activity – action and rest simultaneously. Then we are not devoid of our link with the infinite, even when we are playing about in the finite. Then our activity will be like the activity of that arrow which does not lose the momentum of strength which it had gained when it was pulled. So with full momentum the arrow is flying, never losing the momentum.

The mind never loses that awareness. That unbounded awareness becomes an all-time reality. Wherever, whatever the mind is engaged in, that restful activity never goes. Spontaneously, we maintain restful activity.

When the action is restful, then action is a joy in its process, and it’s a greater joy in its results, but it’s no more tiring and tedious when one is acting. This spontaneous situation we create through the practice of Transcendental Meditation. We call it Transcendental Meditation because it takes our mind, it takes our awareness to that unbounded, transcendental area which transcends all the relativity, transcends the field of change.

So the whole procedure is automatic… because the surface values of activity and the depth of life… these are the two areas of what we call life. Life is structured in these two values simultaneously – activity and non-activity – just as the flower is structured in two values: this white of the petal and the colorless sap in every fiber of the petal.

So the manifest value and unmanifest value… both values go to structure an existence. So relative and Absolute, unmanifest and manifest, both these go to structure one life. And when we want to live fullness of life, we investigate into what that unmanifest is, and create a situation so that unmanifest, unbounded value never goes out of our awareness. It’s there all the time, no matter what we are doing. And then every activity shines, flourishes.

When the sap is supporting every little bit of the petal, when there is no discoordination between the petal and the sap, then the petal enjoys strength, life, glory, full bloom of the flower. And if the petal loses contact with the sap, the petal will just not be found; that’s all. Less contact with the sap, less life of the petal, less joy of the petal. More contact with the sap, more life of the petal, more joy of the petal.

So the surface, manifest value of life is richer when the awareness of the unmanifest is more solidly established. With that establishment of unbounded awareness, every aspect of life is in tune with that infinite value of life.

And when every boundary of life, every little bit of life is in tune with that boundless aspect of life, then every aspect is strong, flourishing, fresh, encouraging. Then every aspect blooms in life. Otherwise, every aspect loses life.

The whole purpose of integrating the inner silence with outer activity and creating a spontaneous situation where both activity and silence continue to be there at all times, the whole purpose of this is to live fullness of life.

L’intégration de la vie et de la nature de la réalisation du Soi

Extrait d’une conférence donnée par Maharishi, le 23.06.1971 à Amherst, Massachusetts.

Il y a une expérience que nous attendons tous avec impatience pendant notre pratique de la technique de MT. Notre esprit et notre corps abandonnent les limites de la vie quotidienne et se stabilisent à un niveau de repos intense et profond – un état de silence intérieur illimité.

Avec le temps, nous pouvons remarquer que le silence intérieur que nous ressentons pendant la MT commence à rester avec nous après la méditation, et s’intègre dans l’activité de notre journée. Nous pouvons avoir un esprit plus calme pour faire face au nombre apparemment infini de demandes au travail. Ou peut-être qu’un collègue ou un membre de la famille n’est plus capable de «pousser nos boutons». Ou nous avons la patience de nous asseoir et d’écouter l’histoire d’un enfant à la fin de la journée.

Dans cette conférence, Maharishi parle de la façon dont nous intégrons naturellement ce silence intérieur avec l’activité extérieure et jouissons d’une plus grande plénitude de la vie.

Maharishi: Nous alternons le repos et l’activité, et le repos et l’activité, et le repos et l’activité, et un moment vient où cette activité reposante devient une réalité. Si l’activité est reposante, alors c’est la vraie joie de l’activité. Tant que l’activité est fatigante, ce n’est pas bon.

Ce que nous voulons, c’est une activité reposante – l’action et le repos simultanément. Alors nous ne sommes pas dépourvus de notre lien avec l’infini, même lorsque nous jouons dans le fini. Alors notre activité sera comme l’activité de cette flèche qui ne perd pas le dynamisme de force qu’elle avait gagné quand elle a été tirée. Ainsi, lorsque le dynamisme est au maximum, la flèche vole, sans jamais perdre sa dynamique.

L’esprit ne perd jamais cette conscience. Cette conscience illimitée devient une réalité permanente. Où que soit l’endroit où l’esprit est engagé, cette activité reposante ne disparaît jamais. Spontanément, nous maintenons l’activité reposante.

Quand l’action est reposante, alors l’action est une joie dans son processus, et c’est une plus grande joie dans ses résultats, car elle ne fatigue plus et n’est plus fastidieuse quand on agit. Cette situation spontanée nous la créons par la pratique de la Méditation Transcendantale. Nous l’appelons Méditation Transcendantale parce qu’elle amène notre esprit, notre conscience [individuelle] à ce domaine illimité et transcendantal qui transcende toute la relativité, qui transcende le domaine du changement.

Toute la procédure est donc automatique… parce que les valeurs de surface de l’activité et la profondeur de la vie… ce sont les deux domaines de ce que nous appelons la vie. La vie est structurée dans ces deux valeurs simultanément – activité et non-activité – tout comme la fleur est structurée dans deux valeurs: ce blanc du pétale et la sève incolore dans chaque fibre du pétale.

Ainsi, la valeur manifestée et la valeur non manifestée… les deux valeurs servent à structurer une existence. Ainsi, le relatif et l’Absolu, le non-manifesté et le manifesté, tous deux vont structurer une vie. Et quand nous voulons vivre la plénitude de la vie, nous enquêtons sur ce qu’est ce non-manifesté, et créons une situation pour que cette valeur non-manifesté et illimitée ne disparaisse pas de notre conscience [individuelle]. Elle est là tout le temps, peu importe ce que nous faisons. Et alors chaque activité brille, s’épanouit.

Quand la sève supporte chaque petite partie du pétale, quand il n’y a aucune discordance entre le pétale et la sève, alors le pétale apprécie la force, la vie, la gloire, la pleine floraison de la fleur. Et si le pétale perd le contact avec la sève, le pétale ne sera pas là, c’est tout. Moins de contact avec la sève, moins de vie du pétale, moins de joie du pétale. Plus de contact avec la sève, plus de vie du pétale, plus de joie du pétale.

Ainsi, la surface, la valeur manifestée de la vie est plus riche lorsque la conscience du non-manifesté est plus solidement établie. Avec l’établissement de la conscience illimitée, chaque aspect de la vie est en accord avec cette valeur infinie de la vie.

Et quand chaque limite de la vie, chaque petite partie de la vie est en accord avec cet aspect illimité de la vie, alors chaque aspect est fort, florissant, frais, encourageant. Alors tous les aspects de la vie s’épanouissent. Sinon, chaque aspect perd la vie.

Tout le but d’intégrer le silence intérieur à l’activité extérieure et de créer une situation spontanée où l’activité et le silence continuent d’être là à tout moment, tout le but de ceci est de vivre la plénitude de la vie.

La croissance de l’illumination telle que décrite dans la science védique ancienne et vérifiée par la science moderne

Par la rédaction de Global Good News, 8 août 2008

Maharishi Mahesh Yogi explique les mécanismes du Programme de Méditation Transcendantale Sidhi à partir des enseignements védiques du Yoga Sutra de Patanjali, Karma Mimamsa de Jaimini, et Vedanta de Vyasa, qui sont trois des Upangas* dans la littérature védique. 

La recherche scientifique sur le Programme de Méditation Transcendantale de Maharishi a défini les corrélats physiologiques de la Conscience Transcendantale, l’état de cohérence maximale dans le fonctionnement neurophysiologique, et a également étudié l’extension de cette cohérence au domaine pratique de la vie quotidienne.

L’ensemble des résultats de la recherche montre l’expression progressive de l’ordre ou de la cohérence du domaine de la conscience pure à la réalisation individuelle, et finalement à la société dans son ensemble. Alors que la Méditation Transcendantale établit un état total de cohérence dans la physiologie pendant l’expérience du repos profond, le Programme de Méditation Transcendantale Sidhi de Maharishi promeut le maintien de cette cohérence pendant l’activité dynamique. 

Par exemple, les études EEG ont montré une cohérence accrue non seulement dans les fréquences associées à la relaxation, mais aussi dans les fréquences plus élevées, qui sont associées à l’activation. De cette façon, le Programme de Méditation Transcendantale Sidhi accélère la croissance vers l’illumination, dans laquelle le silence, ou la cohérence, est maintenu dans toute activité.

Lors d’une conférence donnée en mars 1978 à Seelisberg, en Suisse, et présentée dans le livre de Maharishi, ‘Maharishi Parle aux éducateurs: La maîtrise de la loi naturelle’ (Maharishi Speaks to Educators: Mastery over Natural Law), Maharishi explique que la capacité de la conscience illimitée [la conscience pure] à fonctionner, est le fondement de l’expérience des Siddhis décrits par Patanjali dans le Yoga Sutra.

«Toute expérience d’un Siddhi spécifique prédit par Patanjali confirme que ce niveau de conscience fonctionne», dit Maharishi. 

Il est maintenant possible de mesurer cette capacité de la conscience illimitée à fonctionner, et dans cet état, la conscience qui était limitée est maintenant infinie – c’est le niveau suprême du développement physiologique.

Maharishi poursuit: «Patanjali explique que l’expérience des Siddhis exige trois choses: Dhyan, ou méditation, qui est le processus qui minimise les excitations [dans le corps et l’esprit] jusqu’à ce qu’il n’y ait plus d’excitation; Samadhi, la conscience illimitée et Dharana, la possibilité de la conscience à rester sur un point ou la fixité de la conscience. Quand ces trois valeurs sont présentes ensemble, on l’appelle Samyama. 

«Dans le processus de Samyama, la conscience est en mouvement et pourtant immobile, contenant les valeurs du silence absolu, du silence relatif et du mouvement relatif tout à la fois. Ceci n’est possible que dans le domaine complètement fluide de la conscience, qui est ouvert à toutes les possibilités dans toutes les directions.

«La conscience est un domaine de créativité infinie, car elle s’est multipliée comme la création entière», explique Maharishi. «Ce potentiel infini de la conscience, qui se déploie à travers le Programme de Méditation Transcendantale Sidhi, est l’état normal et naturel de la vie. 

«Patanjali utilise l’habitude quotidienne de la conscience, la capacité d’avoir plusieurs modes de ses propres excitations en même temps – des sentiments les plus légers aux activités les plus grossières. Le Yoga-Sutra cultive la conscience de sorte qu’à n’importe quel niveau d’excitation, elle est pleinement éveillée dans sa potentialité et se connait elle même comme toutes ses diverses expressions.»

Maharishi explique ensuite que le processus de cultiver de Patanjali établit la conscience dans l’état de Yoga – le silence illimité – et alors active la surface de ce silence intérieur. Le Purva Mimamsa de Jaimini localise toutes les excitations possibles ou Karma [action] dans le domaine du silence, et cultive la conscience à fonctionner en elle même pour animer toutes les possibilités dans sa propre nature non-manifestée. 

«À travers le processus de cultiver de Jaimini, le Soi trouve toute la création en lui-même et peut créer n’importe quoi à partir de lui-même», dit Maharishi. 

«Jaimini donne un aperçu réel des mécanismes de l’action, le Yagya du Veda: la conscience accomplit de l’intérieur d’elle-même pour créer toutes les possibilités.

«Lorsque Jaimini a établi toutes les possibilités à l’intérieur du Soi, le système du Vedanta de Vyasa réduit toutes les possibilités en une totalité unifiée – le Soi.  

«Dans cet état suprême d’illumination, le plein potentiel du Soi est bien éveillé. Tout l’univers est vécu comme rien d’autre que les impulsions du Soi, l’Absolu. Les impulsions du Soi sont les hymnes védiques, qui sont les graines de toute la création. 

«La création est issue du Veda, et Vedoham, ‘Je suis le Veda’; Aham Brahmasmi, ‘Je suis Brahm [la Totalité]’ est l’image complète de la possibilité de la culture humaine,» dit Maharishi, «où l’homme a l’univers en lui-même, pas seulement dans sa conscience, mais dans la capacité pratique à créer quoique ce soit.

«Ce niveau de conscience a le caractère de corrélation infinie, et la corrélation infinie est la caractéristique du Soi qui proclame: «Je suis tout; je suis en corrélation avec tout le reste». C’est l’expérience du Vedanta. 

«Le Vedanta signifie la fin du Veda: les impulsions du Veda, les expressions de la création, ne sont rien d’autre que notre propre conscience. Ceci est accompli par les Brahma Sutras de Vyasa, qui éliminent toutes les différences et établissent tout dans le domaine du Soi. 

«La philosophie du Yoga, la philosophie du Karma Mimamsa et la philosophie du Vedanta transforment les valeurs de la physiologie, créant finalement ce niveau de conscience qui est tout à la fois.

«Un malentendu fondamental de la culture indienne était que le désir endommageait le pouvoir infini de la conscience, car il créait une limite, une limitation dans la conscience. Patanjali crée la situation dans laquelle on désire sans perdre l’infini; on crée le Samadhi et on le stabilise ensuite pour ne jamais en sortir. Cette capacité ne peut être une réalité que sur la base de la culture de l’esprit et du corps à maintenir l’état de moindre excitation avec tous les états excités.» 

Le Programme de Méditation Transcendantale Sidhi de Maharishi établit la totalité de la conscience – le développement complet de la subjectivité – tout en structurant en même temps la capacité d’accomplir quoi que ce soit dans le domaine objectif par simple intention.

«Dans le système de l’action védique, l’action elle-même devient un moyen de libération. C’est un processus qui apporte tout dans le relatif et, à travers le même coup d’opération, établit de plus en plus de liberté. 

«La quête de la connaissance se termine dans l’état ultime d’éveil, dans lequel le connaisseur réalise que tout est lui-même. Le test de cet état réside dans la capacité de créer toutes les possibilités à l’intérieur du Soi.»

Le Programme de Méditation Transcendantale Sidhi fournit non seulement une méthode pour stabiliser le Soi dans son potentiel infini, mais aussi une mesure ou une preuve de l’état atteint. Cette connaissance de la Tradition Védique présente une façon de cultiver la vie jusqu’à la perfection – en cultivant la physiologie humaine pour apprécier toutes les possibilités dans la vie.

*Les Upangas sont les six membres (anga) subordonnés (upa) de la littérature védique. Ces textes védiques fournissent une compréhension intellectuelle et des technologies pour une expérience directe de la loi naturelle totale dans la conscience humaine.

Pour la version en anglais: https://excellenceinaction.globalgoodnews.com/2008/08-aug/aug2.html